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Adnane Mansar: « La Tunisie n’a pas besoin d’un Président dictateur »

12 octobre 2014
in Politique
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 L’association « Pour la Tunisie: Amis du Dr. Moncef Marzouki » a organisé, le samedi 11 octobre 2014, à l’hôtel  El Mouradi l’Africa de Tunis, une table ronde sous le thème: « L’avenir de la démocratie en Tunisie : Promesses et défis.»

Cette table ronde a vu la participation de nombreuses personnalités parmi les amis de Marzouki. Plusieurs intervenants à savoir dont Zied Alouani, Ingénieur et S. G. de l’Association,  Adnane Mansar, Historien et ancien Ministre, Directeur du cabinet présidentiel, Adel Selmi, Sociologue, chercheur à l’INRA, Abdeljaoued Kacem, Economiste, Université d’Evry, France, M. Tahar Labidi, Journaliste et Écrivain, Michaël Ayari, Analyste à International Crisis Group se sont succédés sur scène pour parler de l’avenir de la démocratie en Tunisie et la contribution du Président Moncef Marzouki dans la réussite de la transition démocratique , particulièrement à travers la lutte contre le retour des figures de l’ancien régime et les sabotages des contre-révolutionnaires.

Mansar, s’est attardé sur le rôle de la société civile dans cette période transitoire que vit la Tunisie. Il a, en effet, affirmé qu’il faut mettre de la pression sur les partis pour ne pas recevoir des ordres de l’étranger et pour se soucier des intérêts du pays et du peuple avant tout. « Ne signez pas des chèques à blanc pour les partis. Il faut les contrôler» a-t-il ajouté dans ce sens.

En parlant des prochaines échéances, l’ex directeur du cabinet présidentiel a déclaré qu’après les élections, le futur Président de la République aura de nombreuses nouvelles prérogatives dont la dissolution du Parlement, la Présidence du conseil ministériel et l’établissement de son ordre du jour, le rejet des lois….. Des prérogatives qui vont assurer un équilibre des pouvoirs et un changement dans la gouvernance du pays: « C’est pour cela que contrairement à ce qu’on essaye de le faire croire, le Président sera le seul garant de la stabilité du pays.

D’ailleurs la Présidence est la seule institution qui restera stable quoi qu’il en arrive. Il faut être vigilant pour ne pas avoir un président dictateur qui ramènera les méthodes, les réflexes et les mentalités de l’ancien régime » a-t-il indiqué à la fin de son intervention.

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