Affaire Boughaleb : la Cour d’appel maintient la condamnation à deux ans mais reporte l’exécution

Affaire Boughaleb : la Cour d’appel maintient la condamnation à deux ans mais reporte l’exécution

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a rendu, ce vendredi, sa décision dans l’affaire visant le journaliste Mohamed Boughaleb. Dans une déclaration à  Diwan FM, son avocate, Rania Bouaati, membre du collectif de défense, a affirmé que la juridiction a choisi de confirmer le jugement prononcé en première instance, qui le condamnait à deux ans de prison, tout en y apportant un amendement majeur : le report de l’exécution de la peine avec sursis.

Cette décision intervient dans le cadre d’une affaire judiciaire déclenchée par une plainte déposée par une professeure universitaire, accusant le journaliste de propos jugés offensants à son encontre. En première instance, Mohamed Boughaleb avait été condamné à une peine privative de liberté de deux ans, une décision qui avait suscité de vives réactions dans les milieux médiatiques et auprès des défenseurs de la liberté d’expression.

Pour rappel, la chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis avait auparavant ordonné le renvoi de Mohamed Boughlab devant la chambre criminelle, afin qu’il soit jugé en vertu de l’article 24 du décret-loi n°54. Ce texte juridique, très controversé, concerne les infractions commises à l’encontre des agents publics et est régulièrement critiqué pour son utilisation à l’encontre des journalistes et acteurs des médias.

Votre commentaire