
Le site Nawaat a dévoilé, ce mercredi, l’implication de Béji Caïd Essebsi, dans une affaire se rapportant à Slim Chiboub et dans laquelle une vente d’actions appartenant au gendre du dictateur déchu aurait eu lieu alors qu’il était premier ministre pendant la période transitoire.
Le site a publié, documents à l’appui, que Béji Caïd Essebsi est impliqué dans une transaction suspecte avec Slim Chiboub, en transférant les parts de Slim Chiboub dans une compagnie pétrolière au compte de son frère sous le nom d’une société dont le siège est le même que celui du cabinet « CAID ESSEBSI & PARTNERS ».
Béji Caïd Essebsi a répondu à ces accusations en déclarant que « le site Nawaat dit ce qu’il veut et ceci ne me dérange nullement », ajoutant que « tout ce qui a été rapporté dans cet article est faux est dénué de tout fondement ».
Un démenti cinglant de la part de Ridha Belhadj, dirigeant à Nidaa Tounes, diffusé ce matin sur Mosaïque FM, affirmant que les révélations de Nawaat concernant Béji Caid Essebsi, est du réchauffé car, poursuit-il: « cette histoire fallacieuse a été évoquée il y a déjà un an, sans aucune suite ni véracité ».
Et de conclure, Belhadj a ajouté que « ces affaires montées de toutes pièces ont pour objectif de salir Nidaa Tounes et tenter de freiner sa progression dans les intentions de vote ».
Contacté par Mosaïque FM pour confirmer ou infirmer l’implication de l’ex-Premier ministre, Beji Caïd Essebsi dans une transaction suspecte et dont les bénéficiaires sont Slim Chiboub et le cabinet « CAID ESSEBSI & PARTNERS », ce dernier se dit ne pas être au courant de l’affaire révélée par Nawaat.
Tout de même, l’intrigue dans cette affaire, c’est que malgré le fait que le nom de Slim Chiboub figure sur la liste publiée des personnes dont les biens ont été confisqués après la révolution du 14 janvier, celui-ci a pu céder ses actions à une autre société « Andarko Beks Tunisia Compagny » à la suite d’une demande qu’il a sollicitée le 24 août 2011 à la Direction générale de l’énergie du ministère de l’Industrie.
Et le comble, c’est que cette autorisation a été accordée après le feu vert délivré par le Comité consultatif des hydrocarbures après trois réunions tenues les 6, 8 et 13 octobre 2011.
Voilà des remous qui peuvent devenir un scandale si les accusations s’avèrent fondées surtout que cette société a été domiciliée à l’adresse du cabinet « CAID ESSEBSI & PARTNERS » !
Dans cette affaire, il y a certainement d’autres faits aussi troublants.
Il appartiendra à la justice de démêler l’infraction à la loi, l’évasion fiscale et l’abus de pouvoir ou de mettre le site concerné devant ses responsabilités s’il s’avère qu’il a diffusé de fausses informations.
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