L’examen de l’affaire dite des « enregistrements » ou des « fuites », dans laquelle est notamment poursuivi le journaliste Zied El-Heni, a été reporté au 16 octobre 2026.
L’annonce a été faite mardi 29 septembre 2026. Dans le cadre de cette affaire, le journaliste fait face à plusieurs accusations à caractère terroriste, dont celle de « constitution d’une entente terroriste ».
Le dossier trouve son origine dans un enregistrement attribué à l’ancien dirigeant d’Ennahdha, Mondher Ounissi, et à la journaliste Chahrazed Akacha. Zied El-Heni avait indiqué avoir pris contact avec des personnes liées à cet enregistrement afin d’en vérifier l’authenticité et de recouper les informations dont il disposait, avant d’envisager un éventuel traitement journalistique.
Entendu dans un premier temps en qualité de témoin en mars 2024, le journaliste avait par la suite été poursuivi en tant qu’accusé.
Sa défense affirme que les démarches qui lui sont reprochées s’inscrivaient dans le cadre de son activité professionnelle, notamment dans le processus de vérification et de recoupement des informations. Zied El-Heni avait également refusé de révéler ses sources.
Lors d’une précédente audience, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) avait exprimé son soutien au journaliste, considérant que les actes qui lui sont reprochés relevaient de son « devoir professionnel ».
Le syndicat avait notamment mis en garde contre les conséquences d’une éventuelle assimilation des pratiques de vérification et de recoupement journalistiques à des actes passibles de poursuites pénales.
Le SNJT avait par ailleurs réaffirmé l’importance de la protection de la confidentialité des sources, considérée comme une garantie essentielle de l’exercice du journalisme et du droit du public à l’information.
Cette procédure intervient alors que Zied El-Heni est détenu dans le cadre d’autres affaires. Le journaliste a été condamné, le 7 mai 2026, à un an de prison en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications, pour « atteinte à autrui via les réseaux publics de communication ». Cette condamnation a été confirmée en appel le 26 juin.

