Affaire Epstein : Jack Lang propose sa démission de la présidence de l’IMA

 Affaire Epstein : Jack Lang propose sa démission de la présidence de l’IMA

 

Après plusieurs jours de tumulte autour de ses liens avec l’homme d’affaires et criminel sexuel Jeffrey Epstein, l’ancien ministre français de la Culture Jack Lang a proposé samedi sa démission de l’Institut du monde arabe (IMA) au ministre des Affaires étrangères. Une enquête du Parquet national financier (PNF), pour «blanchiment de fraude fiscale aggravée» concernant Jack Lang et sa fille Caroline, avait été ouverte vendredi.

« Je propose de remettre ma démission lors d’un prochain conseil d’administration extraordinaire », a écrit l’actuel président de l’IMA alors qu’il était convoqué dimanche au Quai d’Orsay. Le chef de la diplomatie Jean-Noël Barrot, dont le ministère a la tutelle sur l’IMA, en « a pris acte».

« Je lance la procédure pour désigner son ou sa successeur à la tête de l’IMA et je convoque un conseil d’administration sous 7 jours qui désignera un ou une président(e) par intérim », a-t-il ajouté, de retour à Paris après une tournée internationale. L’Élysée a aussi pris «acte de la démission» de Jack Lang à la tête de l’Institut du monde arabe.

Jack Lang a quant à lui reconnu avoir personnellement sollicité le financier pour obtenir le versement de 57.897 dollars à une association pour un film sur les « années Lang-Mitterrand ». D’après les échanges exhumés, les deux hommes ont notamment négocié en 2015 la vente entre eux d’un riad à Marrakech. Leur correspondance s’est ensuite poursuivie pendant plusieurs années.

«Cher Jeffrey, (...) votre générosité est infinie» aurait écrit Jack Lang en 2017. « Puis-je encore abuser ?», avait-il encore demandé, avant de solliciter le milliardaire pour qu’il le transporte en voiture à une fête organisée hors de Paris. Samedi, l’ancien ministre de la Culture a indiqué accueillir « avec sérénité et même soulagement » l’enquête préliminaire ouverte par le PNF.

Si aucune charge ne pèse à ce stade contre l’ancien ministre, les appels à la démission de son actuel poste à la présidence de l’IMA se sont multipliés, notamment au sein de la classe politique.

À la tête de l’institution depuis 2013, Jack Lang a assuré que l’enquête préliminaire permettrait de « faire toute la lumière sur des accusations portant atteintes à (sa) probité et à (son) honneur », et a indiqué qu’il collaborerait avec la justice.

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