Le parquet prolonge de 48 heures la garde à vue du journaliste et rédacteur en chef Mohamed Yousfi, lundi 7 septembre 2026. Le Pôle judiciaire économique et financier poursuit l’enquête ouverte à son encontre. Les investigations portent notamment sur des soupçons d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent.
Le journaliste Mohamed Yousfi reste à la disposition des enquêteurs pour 48 heures supplémentaires.
Le parquet près le Pôle judiciaire économique et financier avait décidé son placement en garde à vue dans la nuit de vendredi à samedi.
Cette décision intervient dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à l’encontre de Mohamed Yousfi. Selon une source judiciaire citée par l’agnce TAP, l’enquête concerne également toute personne dont les investigations établiraient l’implication.
Plusieurs soupçons au cœur de l’enquête
Les enquêteurs examinent plusieurs faits. Ils s’intéressent notamment à une éventuelle entente visant à porter atteinte aux personnes et aux biens. Ils examinent aussi des soupçons d’enrichissement illicite et de blanchiment habituel d’argent.
L’enquête concerne également un éventuel blanchiment au sein d’un groupe organisé ou d’une entente.
Les investigations portent par ailleurs sur l’utilisation de facilités liées à une fonction ou à une activité sociale et professionnelle.
Les enquêteurs examinent aussi des avantages issus de flux financiers illicites. Selon les éléments cités par la source judiciaire, Mohamed Yousfi aurait bénéficié de certains de ces avantages par l’intermédiaire d’une association.
Une commission rogatoire confiée à la Garde nationale
Le juge d’instruction a délivré une commission rogatoire à l’Unité nationale spécialisée dans les recherches en infractions financières complexes de la Garde nationale.
Les enquêteurs ont ensuite auditionné Mohamed Yousfi. À l’issue de cette audition, le juge d’instruction a ordonné son placement en garde à vue. Cette mesure permet aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations et d’exécuter la commission rogatoire.
La prolongation de 48 heures donne donc aux enquêteurs un délai supplémentaire pour avancer dans leurs recherches et établir les responsabilités éventuelles.

