La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a ordonné la libération d’office de l’ancien ministre et homme d’affaires Mehdi Ben Gharbia dans le cadre de l’affaire liée au meurtre de la jeune Rahma Lahmar, survenu en 2020 à Aïn Zaghouan. La victime était employée dans l’une des sociétés dont Mehdi Ben Gharbia était actionnaire.
Cette décision intervient après l’examen du dossier par la chambre d’accusation, qui a constaté que l’intéressé avait atteint la durée maximale légale de la détention provisoire, rendant sa remise en liberté obligatoire.
Pour rappel, le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Tunis avait délivré un mandat de dépôt à l’encontre de l’ancien ministre, en application d’une décision de la chambre d’accusation ordonnant l’ouverture de poursuites judiciaires et l’émission des mandats nécessaires contre plus de trente personnes impliquées dans cette affaire.
À la suite de cette décision, le juge d’instruction chargé du dossier avait prolongé une première fois la détention provisoire de Mehdi Ben Gharbia pour une durée supplémentaire de quatre mois.
La procédure judiciaire se poursuit, tandis que la remise en liberté de l’ancien ministre est exclusivement fondée sur l’expiration des délais légaux de détention provisoire et ne préjuge en rien de l’issue de l’affaire

