Algérie: L’écrivain Kamel Daoud condamné à trois ans de prison ferme

Algérie: L’écrivain Kamel Daoud condamné à trois ans de prison ferme

Trois ans de prison ferme et une amende de 5 millions de dinars algériens, soit environ 32 000 euros. C’est la peine à laquelle l’écrivain franco-algérien Kamel Daoud a été condamné mardi 21 avril en Algérie, comme il l’a lui-même annoncé le lendemain sur le réseau social X, évoquant l’“application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale”.

En cause, précise Twala, son roman Houris, pour lequel il a reçu le prix Goncourt en 2024, “qui a suscité des plaintes, notamment d’une femme l’accusant d’avoir utilisé son histoire personnelle sans consentement”. Les poursuites, ajoute le média indépendant algérien, portaient aussi sur son “évocation de la décennie de violence des années 1990” en Algérie, encadrée dans le pays par la charte que mentionne l’écrivain sur X.

“Le texte réprime l’évocation publique de la guerre civile. Dix ans de guerre, près de 200 000 morts selon les estimations, des milliers de terroristes amnistiés… et un seul coupable : un écrivain”, a ajouté Kamel Daoud sur le réseau social.

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