
Les tensions entre nos députés ne cessent de prendre des allures inquiétantes à l’ANC. En cause, ce dimanche 5 décembre, l’article premier de la Constitution qui continue à semer la discorde et qui stipule que l’islam est la religion d’Etat.
C’est en député irrité et contrit que Mongi Rahoui a pris la parole: « Je suis musulman, ma mère est musulmane, mon père est musulman, mon grand-père est musulman et ma femme est musulmane et je suis menacé de mort », lance-t-il. Cette déclaration, qui a ému jusqu’aux larmes certains députés, à l’instar de Samia Abbou, faisait suite aux déclarations de Habib Ellouze qui l’aurait qualifié d’ennemi de l’Islam.
Mongi Rahoui a, de son côté, confirmé avoir reçu des informations indiquant qu’un plan a été mis en route pour sa liquidation suite aux déclarations de Habib Ellouze, député d’ Ennahdha, le qualifiant d’adversaire de l’islam.
Pour s’en défendre, Habib Ellouze a déclaré que Mongi Rahoui s’est emporté suite à l’intervention de Sadok Chourou à propos de l’article 1 de la constitution qui stipule que l’islam est la religion d’Etat. Ellouze dit avoir exprimé son étonnement quant à la réaction de Mongi Rahoui qui était tendu et agacé par les propos de Chourou. Et a ajouté que toute personne s’opposant à une telle déclaration ne comprenait pas l’islam ou le refusait comme mode de vie. Ellouze se défend d’avoir taxé quiconque de mécréant ou d’ennemi de l’Islam et qu’il n’était pas un chef de gang.
«Je ne suis pas un chef de gang et mes déclarations ne peuvent constituer des appels au meurtre», a lancé Ellouze.
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