L’institut ID-Claire consulting vient de réaliser un sondage sur les différents avis et attentes des tunisiens en cette phase postrévolutionnaire.
Ce sondage a été effectué auprès de 785 personnes selon la méthode des quotas. Cette étude a été menée après le 2 eme remaniement ministériel.
Selon cette étude, 63.4 % des sondés déclarent avoir confiance dans l’avenir contre 15.4% qui se disent pessimistes. Les domaines à améliorer en priorité en Tunisie, sont : la justice pour 34.1% et l’éducation pour 13.3% des sondés. L’administration publique et la santé viennent respectivement en 3ème et 4ème position des préoccupations des tunisiens avec 13% et 7.9%.
Sur le plan des attentes des tunisiens, 27.3% espèrent une amélioration de leur niveau de vie, 18.1% pour plus de justice sociale et 16.7% pour une baisse du chômage.
On peut remarquer que les tunisiens placent aux premières positions de leurs priorités des problématiques sociales comme la justice ou l’éducation. De même, le social est aussi au premier chapitre des attentes. Mais on voit qu’à court terme, les sondés déclarent que les actions immédiates à entreprendre par l gouvernement transitoire sont : la lutte contre la corruption à 21.7% , les réformes économiques à 16.3% et la réforme de la constitution à 14.1%.
On peut remarquer également d’après ce sondage qu’une petite majorité de tunisiens fait confiance aux commissions créées après la révolution. Seulement, 36.6% ont confiance dans la commission supérieure de la réforme politique, 39.1% dans la commission d’établissement des faits sur les affaires de malversation et de corruption et 36% font confiance à la commission d’établissement des faits sur les abus durant la dernière période.
Ces chiffres montrent une certaine suspicion des tunisiens face à des commissions qui communiquent très peu sur les résultats de leurs travaux pourtant très attendus.
En matière de constitution, les changements attendus sont divers et variés. Parmi eux, on peut trouver : la limitation du nombre de mandats présidentiels, davantage de libertés et de démocratie, mettre en place une nouvelle constitution,…etc. On peut noter qu’il y a une convergence des attentes vers plus de démocratie, de libertés et de transparence dans la gestion des affaires de l’Etat.
En ce qui concerne les attentes sur le régime politique, 66.2% se prononcent en faveur d’un régime parlementaire. Les arguments qui reviennent le plus pour les sondés de cette catégories sont : la décision revient au peuple, le régime parlementaire garantit plus de démocratie et que le peuple peut donner son avis.
En revanche, 18.1% des sondés se prononcent pour un régime présidentiel qu’ils pensent être une continuité évidente pour un pays déjà habitué à ce régime et que le pouvoir doit revenir au président.
A partir de ces chiffres, on peut percevoir une volonté chez les tunisiens de participer plus activement à la vie politique de leur pays. Il y a également des aspirations sociales longtemps négligées par le président déchu et qu’il s’agit aujourd’hui de prendre en compte.
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