
S’il est vrai que le juriste de renommée Yadh Ben Achour a toujours critiqué le contenu du texte de la Constitution, il n’en demeure pas moins qu’il se dit opposé à ceux qui ont poussé le bouchon un peu loin, allant jusqu’à parler de Constitution d’un Etat religieux.
Selon le constitutionnaliste, il «paraît exagéré de prétendre que le projet de Constitution balise la voie à un Etat religieux ». Cette déclaration fait suite aux propos de Samia Abbou, ex-élue CPR et actuelle député du Courant Démocratique, qui estime qu’il s’agit d’une «Constitution de Frères Musulmans».
Si cette position de Yadh Ben Achour a été jugée responsable par de nombreux Tunisiens qui l’ont saluée, elle n’a pas du tout plu à d’autres « progressistes » qui se disent démocrates mais qui n’ont pas hésité à attaquer cet éminent professeur le traitant de girouette.
D’où son lynchage médiatique et politique qui ressemble à celui subi par Néjib Chebbi et Maya Jerbi lorsqu’ils ont osé dire que la Constitution est acceptable à part quelques points..
Mais l’éminent juriste tend à clarifier ses positions: «Les craintes de voir s’instaurer une nouvelle dictature constitutionnelle étaient justifiées sur la base du draft de la Constitution qui incrimine toute atteinte au Sacré et omet de consacrer l’universalité des droits de l’homme et l’égalité entre les sexes. Poussés par les appels incessants des forces démocratiques, les rédacteurs de la Nouvelle Constitution ont dû revoir leur copie et consacrer solennellement le caractère civil de l’Etat, et les droits et les libertés», lance-t-il !
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