
Depuis deux jours, la ville de Bizerte en Tunisie est le théâtre de violents affrontements entre supporters de football et forces de l’ordre. En cause, la décision du bureau exécutif de la fédération de football nationale d’éliminer du championnat le Club athlétique bizertin (CAB). Une décision jugée « injuste » qui a mis le feu aux poudres.
Lors du second tour du championnat, le CAB a fini à égalité de points au classement avec deux clubs de Tunis, l’Espérance de Tunis et le Club Africain. Or, la Ligue nationale de football tunisien (LNFP) qui ne pouvait retenir que deux clubs par groupe a annoncé, lundi matin, que le CAB était éliminé de la compétition, invoquant les règlements généraux de la Fédération tunisienne de football. Contacté par France 24, Ridha Kraiem, secrétaire général de la Fédération tunisienne de football, affirme que la décision d’éliminer Bizerte a été basée sur huit critères précis établi par l’article, tout en reconnaissant que le petit club a fait « un beau parcours ».
Après l’annonce de cette décision, les supporters, accompagnés de groupes de jeunes, ont bloqué le pont de la ville et vandalisé des commerces et des bâtiments publics tandis que des drapeaux tunisiens ont été brûlés. Des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre et de tirs de sommation ont retenti dans la soirée. La Garde nationale et l’armée ont été déployées dans la ville lundi. Tous les établissements scolaires ont été fermés ce mardi. Indigné par cette décision Mehdi Ben Gharbia, président du club et député de l’Alliance démocratique a toutefois appelé les supporters à la retenue.
Les supporters du CAB soupçonnent les responsables de la ligue nationale de favoritisme envers les clubs de la capitale.
France 24
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