
Il semblerait que le Chef du gouvernement désigné, Mehdi Jomâa, a pris la décision après moult tergiversations de garder Lotfi Ben Jeddou dans la nouvelle formation gouvernementale à la tête du ministère de l’Intérieur.
Cette décision n’a bien sûr pas plu à certains partis politiques, dont essentiellement le Front Populaire. Elle a aussi provoqué de nombreuses réactions dans les coulisses, des réactions qui ont suscité la polémique tant le poste en question est considéré comme la clé de voûte de ce nouveau cabinet ministériel.
Certaines parties ont estimé illogique de garder un ministre qui a fait partie du gouvernement Laârayedh, surtout que c’est au cours de son investiture que l’assassinat de Mohamed Brahmi a eu lieu sans que ce crime ainsi que celui de Belaïd ne soient élucidés.
D’autres parties poussent à changer Ben Jeddou parce que les syndicats font des pressions pour qu’il reste. Selon eux, sa reconduction sous ce genre de pressions implique qu’il ne sera jamais libre de ses décisions puisqu’il a tiré sa légitimité du soutien des syndicats des forces de l’ordre, qui feront désormais ce qu’ils voudront.
D’un autre côté, certaines parties avancent que la feuille de route a seulement exigé que les ministres du nouveau gouvernement soient technocrates sans aucune appartenance politique. Ce qui fait qu’il n’y a aucune raison d’écarter Ben Jeddou qui maitrise parfaitement le ministère.
Ces mêmes parties insistent surtout sur le fait qu’en aucun cas, Mehdi Jomâa ne devrait céder aux pressions quelles qu’elles soient, sinon cela influencera sur l’indépendance du Premier ministre et sur son pouvoir décisionnel.
Cette situation, très complexe pour le nouveau Chef du gouvernement, semble lui avoir posé beaucoup de problème, et il aurait même songé à se retirer, comme l’a rapporté le quotidien Al Chourouk.
En effet, il est connu que dans les coulisses, les pressions et les tergiversations fusent de toutes parts, chose qui ne simplifie guère la tâche de Mehdi Jomâa.
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