
Le journaliste Slim Boukhdhir, plus connu pour ses activités politiques et son militantisme dans le domaine des droits de l’Homme, vient d’envoyer aux médias un communiqué dans lequel il commente les dernières déclarations du ministère de l’Intérieur tunisien et celles du ministère des Affaires étrangères algérien.
Dans ce communiqué dont Espacemanager a reçu une copie, Boukhdhir a précisé que le traitement consacré par le ministère de l’Intérieur aux derniers événements survenus en Tunisie, à savoir l’assassinat de Mohamed Brahmi et l’embuscade tendue à nos militaires à Jebal Chaâmbi, n’a pas été à la hauteur.
Selon le communiqué, le ministère de l’intérieur, tout comme celui des affaires étrangères, a indiqué que la partie algérienne n’a aucune relation avec ce qui s’est passé contrairement à ce qui a été diffusé dans certains médias.
Les responsables tunisiens ont blâmé ceux qui ont lancé ces accusations infondées. Or selon Boukhdhir c’est de lui qu’on parle et que le ministère de l’Intérieur a désigné par l’expression «certaines parties».
Le journaliste a rappelé qu’à la date du 1er août, il a été le seul à parler de l’éventualité de la possible implication de certaines parties algériennes dans ce qui se passe en Tunisie.
L’ex-membre du bureau politique du parti Wafa a tenu à clarifier certains points via ce communiqué. En effet, il a d’abord tenu à préciser que lorsqu’il a parlé de la possible implication de certaines parties algériennes, il a évoqué une éventualité très probable mais n’a ,selon ses dires, parlé d’aucune information vérifiée.
Dans le même ordre d’idées, le journaliste a tenu à indiquer que ces parties qu’il accuse ne représentent pas le peuple algérien et n’ont aucun lien avec le gouvernement de ce pays frère.
Selon ses analyses, ces parties pourraient néanmoins avoir des liens avec des personnalités appartenant au corps militaire qui ont semé la terreur en Algérie dans les années 90 en créant les extrémistes.
Dans le même cadre, Boukhdhir a témoigné sa grande peur et appréhension concernant le traitement consacré par le ministère de l’Intérieur tunisien à ces dossiers brûlants. Il a exprimé son étonnement quant à la non ouverture d’une enquête sérieuse prenant en considération tous les scénarios possibles.
Il a également témoigné son étonnement à propos du fait qu’aucune enquête n’ait été lancée à propos des déclarations de l’ex-ministre de l’Intérieur Farhat Rajhi d’avant 23 octobre.
Via le communiqué, Boukhdhir a sévèrement critiqué le travail du ministère qui n’a jusque-là rien révélé à propos des événements qui ont marqué le pays durant ces derniers mois, à savoir le dossier de la Rouhia, celui de Bir Ali Ben Khlifa ou encore de l’ambassade américaine…
Se déclarant menacé, le militant des droits de l’Homme a tenu à mettre le gouvernement tunisien dan le bain, au cas où il lui arriverait malheur.
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