
A l’occasion de la commémoration de la mort de Bourguiba, force est de reconnaitre son empreinte indélébile et son rôle déterminant dans l’édification d’une société instruite, tolérante et moderne.
Il a fait du respect des droits de l’homme et des droits de la femme les fondamentaux pour bâtir la première république et de la santé et de l’éducation pour tous des vecteurs de développement pendant son règne illuminé et controversé.
La santé pour tous, l’école obligatoire et la législation émancipatrice de la femme, eu égard à la situation des autres pays musulmans à la même époque, ont été très en avance et ont marqué à jamais la sagesse d’un homme qui a voué sa vie à son pays et à son peuple malgré un égo exacerbé et des dérives d’autoritarisme. Dans sa volonté de concilier développement et valeurs traditionnelles et considérant que l’Islam n’est en point contradictoire avec la modernité, Bourguiba, en visionnaire et précurseur, avait fortement misé sur l’éducation, la santé et l’émancipation des femmes au point d’en faire les vecteurs et les leitmotivs pour une société moderne et avancée.
Avec la généralisation des écoles, un meilleur accès à l’université et la professionnalisation des femmes, l’ascenseur social a profondément modifié la structure de la société tunisienne qui est devenue plus urbanisée, plus épanouie, plus ouverte et plus moderne tout en restant attachée à ses traditions et à ses valeurs religieuses.
Les indéniables progrès économiques réalisés, le rayonnement de la Tunisie sur le plan international, le niveau d’instruction des tunisiennes et tunisiens, la notion d’Etat des hommes de son époque et l’homogénéité du tissu social restent les acquis d’une Tunisie qui, grâce à la vision et au génie d’un homme, a dépassé avec brio ses contradictions et ses paradoxes entre traditions et coutumes d’un coté et modernité et éducation de l’autre.
La résurrection du Bourguibisme n’est pas pour un honorer un homme mais pour honorer une pensée, une trajectoire, un schéma et une philosophie ou sont associés les valeurs du savoir, du mérite, le droit à l’éducation, le droit à la santé, le droit au bien être et le droit à la prospérité pour tous sans distinction de sexes, ni de régions, ni d’âge.
L’hibernation est terminée et face à ces menaces qui fragilisent l’équilibre social tunisien, le Bourguibisme renait de ses cendres pour retracer la route de la modernité et éviter les déviations d’un obscurantisme et d’un extrémisme qui nous guette.
Le prétexte d’une société laïque pour imposer un retour en arrière est balayé par le principe martelé par Bourguiba et repris par ses disciples « La Tunisie n’est pas laïque, elle juste musulmane et moderne. L’islam, religion de sagesse et de valeurs n’est en point contradictoire avec le savoir et la modernité. »
Jalel JEDDI
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