Le député et président de la commission de la santé à l’ARP, Brahim Nacef, reconnait que le prix du médicament est très cher en Tunisie par rapport au niveau de vie. Dans le cadre du Forum de Réalités qui se tient les 28 et 29 juin à Hammamet, le député a donné sa vision sur la question du prix des médicaments, estimant que toute fixation des prix devrait tenir compte de certains faits.
Il précise que la pharmacie est une profession particulière, et que ce n’est pas un commerce comme les autres commerces : «Nous sommes le seul commerce qui aura le droit de refuser de vendre, et ce, dans le cas d’un médicament sans ordonnance. C’est anti-commercial. C’est le seul commerce où le produit périmé est rejeté. C’est une perte sèche. Le casse et la fuite, c’est pareil. Ce sont des faits qu’on vit tous les jours. Ce qui diminue la marge nette du pharmacien ».
Pour conclure, le député affirme que le fait de prendre une décision contre l’une des parties de la chaîne pharmaceutique va se répercuter sur tout le système. Il faut écouter les professionnels avant de prendre n’importe quelle décision. Pour Nacef, l’intérêt du citoyen et de la santé publique est intouchable.
Cheker Berhima
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