En prélude au sommet du G7 prévu à Evian en France du 13 au 15 juin 2026, Paris accueille ce vendredi 12 juin une conférence internationale pour la paix. Un an après l’« Appel de Paris », cette initiative vise à briser l’impasse diplomatique dans le conflit israélo-palestinien.
Face à l’enlisement du conflit, la France organise cette grande réunion internationale dédiée à la relance de la solution à deux États.
Annoncé le 30 avril dernier par le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, dans un message vidéo diffusé à Tel-Aviv, cet événement ambitionne de redonner un second souffle aux perspectives de paix, de consolider la stabilité régionale et de soutenir concrètement le dialogue intercommunautaire.
Pour le Quai d’Orsay, l’enjeu est avant tout de mobiliser le tissu associatif et citoyen. Jean-Noël Barrot réunira ainsi autour d’une même table des représentants des sociétés civiles palestinienne et israélienne, des responsables internationaux ainsi que des organisations engagées pour la paix. L’objectif affiché par le ministre français est clair : permettre aux acteurs de terrain de « faire entendre leur voix ».
Selon un communiqué de l’ambassade de France en Tunisie, cette démarche réaffirme le rôle de la France comme facilitatrice, désireuse « d’offrir un espace de dialogue à l’ensemble des acteurs engagés en faveur de la paix et de contribuer à la relance des efforts diplomatiques ».
Cette conférence s’inscrit dans le prolongement direct de l’initiative lancée en juin 2025, lorsque des représentants des deux camps s’étaient réunis à Paris pour défendre une coexistence pacifique. Un an plus tard, le contexte s’est considérablement durci. Entre la fragilité persistante du cessez-le-feu dans la bande de Gaza et l’accélération de la colonisation en Cisjordanie, Paris refuse de céder au statu quo et tente de maintenir ouverts les canaux de discussion.
Selon l’AFP, quelques centaines de participants sont attendus à ce rassemblement. L’événement est coorganisé par It’s Time (« Il est temps »), une coalition regroupant quelque 80 organisations œuvrant en faveur d’une issue politique au conflit, garantissant aux deux peuples le droit à l’autodétermination et à la sécurité.

