
Un deuxième manifestant a été tué dimanche lors des heurts à Tunis entre militants salafistes et policiers, selon des sources concordantes interrogées lundi par l’AFP, mais le ministère de l’Intérieur assure que ce décès n’est « pas lié » aux affrontements.
« Il y a eu deux morts à la cité Ettadhamen », a déclaré à l’AFP un officier de la garde nationale de cette banlieue de Tunis où les heurts ont fait rage dimanche.
Un représentant de l’organisation salafiste jihadiste Ansar Ashariaa a lui aussi assuré que deux personnes avaient été tuées en marge des affrontements avec la police.
« Mais ce ne sont pas nos militants », a-t-il déclaré, assurant qu’il s’agissait « d’activistes » communistes. De son côté, le ministère de l’Intérieur maintient son bilan de la veille qui fait état d’un mort. « Le deuxième mort n’est pas lié ni aux affrontements ni aux salafistes », a assuré un porte-parole du ministère Lotfi Heidouri.
Des heurts violents ont éclaté dimanche en banlieue de Tunis après que Ansar Ashariaa a voulu y organiser son congrès annuel faut d’avoir pu l’organiser à Kairouan (centre) où les forces de l’ordre avaient été déployées massivement pour empêcher ce rassemblement interdit. (AFP)
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