
Alors que les Tunisiens continuent de souffrir de leurs malheurs sociaux, sécuritaires, politiques et économiques, un autre scandale vient ébranler leur quotidien et une autre atrocité vient se rajouter à la longue liste des réalisations de cette fameuse révolution tant chantée, portée en triomphe et glorifiée par les militants de la 25 ème heure.
Le viol de la fillette de 3 ans est un nuage noir qui passe au dessus du ciel gris tunisien et la posture de Madame la Ministre reflète la banalisation de la cruauté et l’effondrement de l’ETAT DE DROIT.
Dans un ETAT qui se respecte, toutes les formes de violences sont stigmatisées et les crimes et atrocités commises sur des enfants sont vigoureusement condamnées par toute la classe politique sans qu’il y ait surenchère ou justification à l’horreur de ces actes et de ce point de vue les mots de compassion, la fermeté des positions et la force de condamnation des responsables politiques revêtent une importance capitale et nous nous étonnons de la passivité et l’inertie d’une Ministre ,qui au lieu de défendre la famille et l’enfance, tente de détourner cette abominable atrocité qui touche l’innocence, la pureté et l’angélisme d’une enfant de 3 ans.
Loin d’être isolés, les atrocités deviennent légende en Tunisie et les actes de violence se multiplient dans une indifférence totale et avec la complicité de leaders politiques, qui gracient à tour de bras les délinquants sans étude de réinsertion préalable, encouragent la violence, légitiment l’impunité, bénissent l’atrocité et l’horreur et s’entourent de milices pour commettre les actes de sale besogne.
On ne pourrait extraire cette recrudescence de la violence, ces appels au meurtre et ces horreurs qui polluent la Tunisie post-révolution du contexte politique générale et des tiraillements idéologiques qui divisent la société.
Ainsi quand un leader politique appelle au meurtre d’un adversaire en public et que la foule applaudi, qu’un parti politique s’appuie sur une milice pour intimider ses concurrents, que des associations s’autoproclament défenseurs des valeurs et usurpent la fonction de policiers, qu’un artiste est empêché de se produire en scène, qu’un journaliste est menacé de mort, que des militants sont tabassés, que des Imams sont violentés, que des postes de polices sont attaqués et qu’un homme politique est froidement assassiné, on peut alors parler d’une nouvelle violence institutionnalisée qui vise un objectif clair et défini , instaurer la nouvelle Dictature de l’Horreur sur fond de violence, de meurtre ,de viol de femmes et d’enfant, de maltraitance et d’atteinte à l’intégrité morale et physique des personnes.
Une dictature dans laquelle l’Etat n’a plus le monopole de la force légitime. Il délègue aux milices et groupes acquis à la cause d’un parti politique de déployer la force ,de faire régner l’ordre subjectif ,de défendre ses intérêts et faire taire toute expression contestataire .
L’exigence sécuritaire est dépourvue de sens et la Dictature de l’Horreur s’épanouit et se justifie dans ce climat de grande émotivité ou se mêlent laxisme politique, atteinte à la morale, répression sanglante, crimes odieux et crapuleux, généralisation et justification de la violence, abondance du sang qui coule, escroquerie intellectuelle, blanchiment d’histoire, recyclage de délinquants notoires en hommes de vertus , abus sexuels à répétition , prolifération de gourous , maltraitance , politiciens arrogants et suffisants, impunité totale et peur généralisée.
Jalel JEDDI
Discussion about this post