Le gouvernement cubain veut discuter "de tout" avec Washington, y compris des droits de l'Homme, des prisonnierspolitiques et de la liberté de la presse, a déclaré jeudi le président cubain Raul Castro à Cumana, au Venezuela, lors d'un sommet, en présence de son homologue vénézuélien Hugo Chavez.
Raul Castro a dit avoir "envoyé un message au gouvernement des Etats-Unis en privé et en public", comme quoi il était ouvert pour parler de tout, tant que cela se faisait "sur un pied d'égalité". Il n'a cependant pas fait référence aux paroles du chef de la Maison Blanche, un peu avant jeudi.
Cette déclaration intervient alors que s'ouvre ce vendredi le Sommet des Amériques, qui se tient à Trinidad et Tobago jusqu'à dimanche.
Quelques heures plus tôt, Barack Obama avait déclaré que c'était à La Havane de faire le prochain pas pour montrer son "respect des droits de l'Homme", en vue d'une amélioration des relations américano-cubaines. Le président américain s'était exprimé au cours d'un déplacement à Mexico, lors de la conférence de presse qui a suivi son entretien avec son homologue mexicain Felipe Calderon.
Le président mexicain avait alors qualifié les sanctions américaines d'absence de stratégie: "Nous (L'Amérique latine) ne pensons pas que l'embargo ou l'isolation de Cuba soit une bonne mesure pour que les choses changent".
Un peu plus tôt jeudi, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait également envoyé le même type de message depuis Haïti.
Lundi, Barack Obama avait décidé d'autoriser les Américains d'origine cubaine à voyager librement vers Cuba et à transférer des fonds de manière illimitée vers l'île communiste.
Le lendemain, Fidel Castro avait estimé que l'administration Obama n'était pas allée assez loin dans l'assouplissement des sanctions, visant l'embargo commercial en place depuis 47 ans entre les deux pays.
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