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Des assassins tunisiens, des commanditaires étrangers !

28 octobre 2013
in Chroniques
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Par respect et révérence à nos soldats de l’armée et de la garde nationale tombés dans une bataille injuste, je commencerais, par devoir, à leur rendre hommage par cette petite pensée :

Hymne à un Martyr

Toi, Martyr d’aujourd’hui
Tombé, le front bien haut

Ton sang rouge cramoisi
Ne séchera pas de sitôt

Tu es mort, oh que oui
Mais ton âme là haut

Veillera sur ta Tunisie
Ton pays vert et si beau

Dont le peuple a promis
De creuser leurs tombeaux

De ceux dont la félonie
T’a tiré dans le dos

Le pilori aux nervis
La gloire à notre héros…

Commanditaires étrangers, assassins tunisiens !

Les assassinats sont évidemment commandités par des étrangers et perpétrées par des Tunisiens recrutés à la diable dans une population jeune plutôt désemparé et déshérité.

Pourquoi ?

Parce que frapper des soldats tous issus de zones rurales c’est faire sans compter avec la cohésion familiale et le fort  sentiment d’appartenance tribale dans ces contrées.

Effectivement, dans la Tunisie profonde et rurale, l’honneur n’est rétabli qu’avec la «VENDETTA», une pratique bien ancrée dans la culture sociale méditerranéenne, une sorte de « Qassas », les autorités sont en général épargnés sauf si des preuves accablantes les y impliquent.

De fausses supputations et des mauvais calculs de la part des donneurs d’ordre, qui, éminemment, ne connaissent pas les relations sociétales dans les zones rurales de la Tunisie….donc nécessairement étrangers.

Rien ne sert de s’accuser les uns les autres pour ces actes de terrorisme presque amateur.

Un terrorisme qui, désormais, fait partie intégrale de l’inextricable équation politique du pays : c’est ce que j’avais désigné dans maints articles par le TERRORISME POLIQUEMENT INTRUMENTALISÉ.

Un terrorisme, il faut l’avouer, qui arrange plusieurs tendances politiques qui se jettent, non sans ambages, la responsabilité.

Certes, il y a des approximations dans cette analyse, mais cela s’approche à la réalité. Aux fins « analystes » qui encombrent le paysage médiatique de la fignoler !

Je joins ma voix à toutes les organisations civiles fussent-elles ou non professionnelles, pour nous unir toutes et tous contre le terrorisme, c’est le seul moyen pour anéantir ces sicaires : DES FOUS DE DIEU, UN DIEU QUI N’EST PAS LE NOTRE.

Au demeurant, et ce qui est rassurant, c’est que nos forces de l’ordre, à fleur de peau, sont aux aguets et sur le qui-vive, prêtes à réagir à la moindre attaque.

Tous et toutes contre le terrorisme

Aussi, je me permets de lancer aux médias un appel à la retenue dans la couverture des attentats, pour protéger la sensibilité de nos enfants et pour ne pas donner à l’affreux un teint de banalité qui ne serait qu’à la faveur du chaos et de la peur ambiants.

Et d’ajouter que l’essor du terrorisme est un corollaire classique de la misère et de l’oisiveté des jeunes et du chômage, ces fléaux qu’il faut éradiquer à tout prix.

La Tunisie est malade, minée par une crise économique et sociale dévastatrice, qu’ont aggravée les mauvais calculs politiques des cadors du cru et un « Dialogue National » qui peine à décoller.

Sans omettre les réseaux sociaux qui sont également un terrain de recrutement fécond des jeunes au terrorisme à l’insu des autorités, sans que celles-ci se lancent à corps perdu dans une dérive autoritaire sans précédent au nom de la lutte contre la terreur.

Nous devons œuvrer si dur pour faire éclore la démocratie, ne permettons pas à qui que ce soit d’écraser cet œuf si fragile.

Dans cette lutte, le peuple ne doit pas se désolidariser du gouvernement, celui présentement au pouvoir ou celui appelé, éventuellement, à le remplacer : LA SOLIDARITÉ DOIT ETRE LE SEUL MOT D’ORDRE FÉDÉRATEUR.

Dr Farouk Ben Ammar

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