L’orientation islamiste qu’ a pris la Tunisie laisse plusieurs pays européens dubitatifs. Maniant la langue de bois avec brio, les politiciens occidentaux, qui ont afflué en Tunisie, n’ont quasiment jamais évoqué cette question.
Il aura fallu une intervention de M. Guido Westerwelle, ministre allemand des Affaires étrangères, pour connaître le fond de la pensée des occidentaux. Cette fois, la verité sort de la bouche des allemands.
Au cours d’un point de presse tenu lundi conjointement avec M. Rafik Abdessalem, ministre des Affaires étrangères, M. Guido Westerwelle reconnaît que: « Pour l’occident il est difficile d’accepter du jour au lendemain l’orientation islamiste au pouvoir dans les pays du printemps arabe mais aujourd’hui celle-ci est devenue une réalité et l’Europe est appelée à s’y adapter et à coopérer avec les partis islamistes démocrates et à respecter leur légitimité à l’instar des partis chrétiens dans les pays européens ».
En bon politicien, le ministre allemand a enchainé en rassurant les politiques tunisiens et en affirmant que « l’Allemagne est prête à travailler avec les diverses forces politiques en Tunisie », avant d’ajouter, « Ce qui compte pour nous, se sont les faits et le degré du respect et de consécration des valeurs de la démocratie, et nous considérons fausse l’idée que l’Islam est contre la démocratie ».
Il a réaffirmé le soutien de son pays à la Tunisie aussi bien au plan bilatéral que dans le cadre de l’Union européenne à travers le financement direct, le rééchelonnement des dettes et le renforcement des investissements, compte tenu de l’importance de l’adéquation entre le développement politique et économique.
Au terme d’une séance de travail en présence des délégation des deux pays et présidée par les deux ministres, deux déclarations d’intention commune sur le partenariat stratégique et le partenariat énergétique ont été signées.
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