Le cinéma tunisien sera représenté à la deuxième édition du Doha Film Festival, prévue du 19 au 27 novembre, par le court-métrage « Somewhere I Belong » (Irth) de Youssef Handouse, retenu en compétition officielle, ainsi que par la productrice Dora Bouchoucha et le comédien franco-tunisien Adam Bessa, nommés au jury de la compétition des longs-métrages.
Selon la composition du jury dévoilée lundi par le Doha Film Institute (DFI), Dora Bouchoucha et Adam Bessa siégeront aux côtés de la cinéaste japonaise Naomi Kawase, qui présidera le jury, du documentariste italien Gianfranco Rosi et du réalisateur palestinien Kamal Aljafari.
Écrit et réalisé par Youssef Handouse, « Somewhere I Belong » (Irth) figure parmi les 22 œuvres sélectionnées en compétition internationale des courts-métrages. D’une durée de 21 minutes, ce film aborde les thèmes de l’exil et de la perte des repères. Il met en scène Nizar Ben Belgacem, Elyes Ghazouani et Mounir Mabrouk.
Produit par l’Institut supérieur des arts multimédia de la Manouba (ISAMM), avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), le court-métrage a été présenté cette année à La Cinef, section du Festival de Cannes consacrée aux films d’écoles de cinéma. Il a également été programmé au Festival du film africain de Louxor, en Égypte, après un premier parcours au Festival international du film amateur de Kélibia (FIFAK), en 2025.
Le DFI a également annoncé lundi la composition du jury de la compétition des courts-métrages, qui réunira le producteur franco-marocain Karim Aitouna, la réalisatrice malaisienne Amanda Nell Eu et la cinéaste helvético-rwandaise Kayije Kagame.
La publication de ces jurys intervient après l’annonce de la sélection officielle des longs-métrages en compétition, qui comprend 15 œuvres. Le film de fiction yéméno-écossais « The Station » (Al Mahattah), de Sara Ishaq, ouvrira le festival. Centré sur le quotidien de femmes qui gèrent une station-service au Yémen, il concourra pour les prix officiels aux côtés de productions telles que « Thirteen in Gaza » de Hosam Abu Dan, « Sama » de Rabab Khamis et « Bardi » de Tala Hadid.
Cette présence tunisienne intervient quelques mois après l’octroi de bourses du DFI à deux autres projets nationaux, lors de sa session de printemps. Le documentaire « Solo » d’Amine Boukhris a bénéficié d’une aide à la production, tandis que le projet de série « Sisters of Rap » d’Olfa Ben Achour a été retenu dans le volet consacré au développement. L’institut indique avoir soutenu 1 000 œuvres depuis sa création.
Fondé en 2010 et associé à la Vision nationale du Qatar 2030, le Doha Film Institute est une organisation culturelle indépendante à but non lucratif qui soutient les projets cinématographiques à travers le financement, la formation et le mentorat.
TAP
