En 1962, le Monde diplomatique parlait des promesses de la sucrerie de Béja

En 1962, le Monde diplomatique parlait des promesses de la sucrerie de Béja

En novembre 1962, le Monde diplomatique a publié à la page 13 un article sur la sucrerie de Béja sous le titre « La sucrerie-raffinerie de Béjà : une production de 150 000 tonnes en 1971 »

On y lit notamment que « le projet de création d’une sucrerie-raffinerie en Tunisie répond à l’un des objectifs des perspectives décennales de développement en matière agricole, à savoir : la diversification des cultures.

La betterave à sucre — qui s’est très vite acclimatée au sol tunisien — couvre de plus en plus les espaces occupés naguère par les cultures céréalières à rendement médiocre.

Celle-ci possède une plus grande teneur en sucre du fait d’une meilleure assimilation chlorophyllienne. De 14 % à 16 % en Europe, elle atteint en Tunisie 18 % et même 20 %. D’autre part, le rendement quantitatif est aussi intéressant que le « rendement qualitatif ». En effet, les variétés de betteraves acclimatées en Tunisie arrivent à donner 30 tonnes et même 40 tonnes de betteraves à l’hectare.

Cette rentabilité avantageuse a poussé les responsables à favoriser au maximum la culture de la betterave sucrière.

Actuellement, la superficie occupée par la betterave dans la région de Béjà et de Souk-El-Khémis est de 1 600 ha répartis entre quatre-vingt-neuf agriculteurs contractuels. Cette superficie sera doublée pour la prochaine campagne. Elle augmentera continuellement pour atteindre 5 000 ha en 1964 et 6 000 ha en 1965.

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