Un certain 29 mars, alors que le monde entier était à Tunis pour défiler contre le terrorisme qui a frappé le cœur de notre pays, Hamma Hammami, fidèle à son principe du « Non » qui l’a toujours distingué, avait choisi de boycotter cette marche. Il estimait que cette manifestation « d’hypocrisie » réunissait les responsables du terrorisme à savoir le président français François Hollande et le chef d’Ennahdha, Rached Ghannouchi.
Une position, bien que critiquée, ne pourrait qu’être respectée puisqu’elle collait, après tout, avec la ligne révolutionnaire du Front et sa lecture de la situation.
Or, 10 jours après, au carré des martyrs à Sijoumi, lors de la commémoration de la fête du 9 avril, ce même Hamma se trouvait, sans rancune, côte à côte, avec… le même Rached Ghannouchi…
Il semblerait que Hamma ait ignoré que cette cérémonie à laquelle il a participé, comportait les mêmes éléments qu’il refusait auparavant. Peut-être que le leader de gauche est conscient, du moins, que ces parties n’étaient pas responsables des événements du 9 avril 1938. Et oui, Hamma n’a pas dit non hier…
Cheker Berhima