
Les deux chaînes Nessma Tv et Wataniya 1 ont diffusé en simultané hier jeudi dans la soirée deux déclarations différentes, voire divergentes de deux hommes politiques clés censés mettre fin à une interminable et profonde crise politique, alors que l’étau se resserre autour du pays , attisant l’angoisse des Tunisiens…
La chaîne Nessma Tv a invité le leader de Nidaa Tounès, Béji Caïd Sebsi, alors que la chaine Nationale Wataniya 1, avait comme invité le chef du gouvernement provisoire, Ali Laarayedh.
Paraissant affecté par les décès des martyrs de la garde nationale et sécuritaires tombés dans des opérations terroristes, le fondateur du parti du Mouvement Nidaa Tounes, a tenu à leur rendre hommage en rappelant, non sans émotion, la relation et les liens qui le lient au corps de la garde nationale de son rôle personnel dans la création de ses premières unités durant les années 60. «C’est comme si j’avais perdu des membres de ma propre famille », a-t-il confié.
Essebsi a imputé la responsabilité de tout ce qui se passe en Tunisie au gouvernement, en lui reprochant une certaine indolence et une ignorance dans la lutte contre le fléau.
Et Essebsi de lancer à Laarayedh : « Si tu ne veux pas te soumettre à la pression de l’opposition et de la rue pour démissionner, crains Dieu au moins, et démissionne pour sauver le pays avant qu’il ne sombre dans chaos ». Il a ajouté que le gouvernement et les institutions du 23 octobre 2011 n’ont plus aucune légitimité et n’a plus d’autre choix que de démissionner ».
Laarayedh: « Je ne peux pas promettre de jeter le pays dans le chaos «
Du côté de la chaîne nationale Wataniya 1, le chef du gouvernement provisoire, Ali Laarayedh persiste et signe: « Le Gouvernement démissionnera … à conditions d’appliquer tous les points cités sur la feuille de route, que les députés dissidents retrouvent leurs postes à l’ANC et la formation d’une nouvelle ISIE, en avertissant que « si jamais la partie opposée refuse l’application minutieuse de la feuille de route, il ne peut pas promettre de jeter le pays dans le chaos et le vide ».
Toutefois, Ali Laarayedh a réitéré à plusieurs reprises que l’engagement du Gouvernement à démissionner implique l’engagement des opposants à respecter leurs engagements et achever la promulgation de la Constitution.
Discussion about this post