(Photo d’illustration)
Comme chaque année, c’est la même rengaine concernant la rentrée universitaire. Alors que la reprise des cours a démarré officiellement depuis le 4 septembre dans de nombreuses facultés, la réalité est toute autre.
Une apathie presque unanime de la part des étudiants mais aussi d’enseignants censés reprendre leurs cours. A qui la faute ?
Un fait qui ne date pas d’hier et qui n’est pas prêt de changer. Bien au contraire. On citera, à ce propos, notamment, les contrariétés administratives (manque d’effectif au sein du corps enseignant, l’emploi du temps provisoire, les inscriptions tardives, l’absentéisme en masse, etc.) ainsi que la nonchalance quasi-totale de la part d’étudiants et de certains professeurs ou encore la dégradation des conditions de travail au sein des établissements publics d’enseignement supérieur. Les dérives de l’université sont palpables à l’exception de quelques établissements qui essaient, tant bien que mal, de se maintenir à flot.
A tout cela s’ajoutent les cas sociaux de certains étudiants qui viennent de très loin pour trouver une chambre dans les foyers universitaires ou un logement avant le démarrage des cours, mais faute de reprise, ils se retrouvent contraints d’attendre sans ne rien faire jusqu’à début octobre pour reprendre le chemin de la faculté.
Un état de coma végétatif, dans lequel se trouve l’université aujourd’hui, sans que quiconque ne daigne entreprendre une action concrète et énergique pour tenter de changer le cours des choses.
Amira Gordeh
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