A l’occasion de la fête du Travail, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail, Slaheddine Selmi, a présidé un rassemblement ouvrier, à la Place Mohamed Ali, lors duquel il a appelé à renforcer la solidarité et la réconciliation au sein de l’organisation, affirmant que la nouvelle direction souhaite dépasser les divisions internes et éviter toute logique d’exclusion.
Il a rappelé le rôle de l’UGTT dans le dialogue national qui a permis d’éviter des crises majeures, tout en reconnaissant que l’organisation a traversé des périodes de tensions et de dysfonctionnements, ayant affecté son efficacité et son image.
Le responsable syndical a, également, rejeté toute ambition politique, affirmant que « le pouvoir est l’affaire des partis », et a réitéré que l’UGTT reste concentrée sur son rôle social et la défense des droits des travailleurs, notamment des populations marginalisées et des chômeurs.
Slaheddine Selmi, a souligné en outre que les augmentations salariales dans la fonction publique, le secteur public et le secteur privé au titre des années 2026, 2027 et 2028 publiées, hier jeudi au JORT sont “insuffisantes et ne permettent pas de faire faire à la détérioration du pouvoir d’achat et la hausse des prix”.
“Il est évident que la classe ouvrière revendique ces augmentations en raison de la dégradation du pouvoir d’achat, mais nous devons signaler clairement que les majorations salariales dans les trois secteurs ne répondent pas aux attentes des travailleurs dans la fonction publique, le secteur public et le secteur privé”, a déclaré le secrétaire général de l’UGTT devant un grand nombre de syndicalistes qui ont scandé des slogans hostiles à la hausse des prix et revendiqué le droit syndical.
D’autre part, Selmi a dénoncé ce qu’il considère comme “exclusion de la centrale syndicale des négociations sociales”, exprimant son refus de fixer les augmentations salariales dans le secteur privé par le gouvernement de manière unilatérale.
Il a indiqué que ce dossier ne relève pas de ses prérogatives directes et devait faire l’objet de négociations directes entre le patronat et les structures de l’UGTT.

