Alors que les négociations de fusion entre les Banques populaires et les Caisses d'épargne entrent dans leur dernière ligne droite, l'État pourrait prendre une participation d'environ 15% à 20% au sein du nouvel ensemble, a-t-on appris dimanche de source proche du dossier.
L'État français n'aurait toutefois pas de représentants au sein des instances de direction du nouvel ensemble en échange de sa participation estimée à cinq milliards d'euros, a ajouté cette source.
La fusion entre les deux banques mutualistes, qui doit donner naissance au deuxième groupe bancaire français après le Crédit agricole, a encore fait l'objet de discussions ce week-end, une réunion ayant encore eu lieu samedi à l'Élysée.
"D'autres participations exclues jusqu'à samedi reviennent dans le jeu", a déclaré cette source à Reuters, en confirmant que le Crédit foncier ne serait pas inclus dans le périmètre de la fusion.
La Caisse nationale des Caisses d'épargne détient notamment 17,7% de CNP Assurances, une participation qu'elle envisageait en décembre de céder à ses caisses régionales.
Les porte-parole des Banques populaires et des Caisses d'épargne n'ont pas commenté ces informations.
Une source proche du chef de l'État Nicolas Sarkozy a toutefois indiqué qu'aucune décision n'avait été prise samedi lors d'une réunion à l'Élysée sur la fusion des deux établissements.
"Le processus de fusion progresse. La décision, ce sera pour cette semaine", a de son côté déclaré le chef de l'État Nicolas Sarkozy à Berlin, à l'issue du sommet européen préparatoire à la réunion du G20 de Londres.
"La participation de l'État devrait tourner autour de cinq milliards d'euros, ce qui équivaudrait à 15 à 20% du capital dilué", a précisé la source déjà citée, soulignant que cette participation se ferait sous la forme d'actions de préférence et de titres hybrides.
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