En marge de sa visite en France, le chef du gouvernement Mehdi Jomâa s’est réuni hier à Paris avec le premier ministre français, M. Manuel Valls. Les relations tuniso-françaises et les moyens de les renforcer et de les améliorer ont été au centre de l’entretien.
Mehdi Jomâa a insisté lors de la réunion sur son souhait de voir la France renforcer davantage ses relations avec le prochain gouvernement tunisien, soulignant que son rôle consiste à assurer la passation du pouvoir à ce dernier et à lui ouvrir la voie afin que la passation se fasse de manière souple et efficace. Il a souhaité, d’autre part, la réussite au prochain gouvernement en exprimant sa disponibilité à le soutenir pleinement et à l’aider, considérant que sa visite actuelle à Paris s’inscrit dans le cadre de la préparation du terrain pour ce futur gouvernement, notamment dans les domaines sécuritaire et économique. Concernant la situation sécuritaire, M. Mehdi Jomâa a souligné que son gouvernement a réalisé des progrès en matière de sécurité et a franchi de grands pas dans le traitement de la situation dans le pays. Il a appelé en revanche à la nécessité de rester vigilant, surtout que les menaces à la sécurité provenant de la Libye demeurent de vraies menaces, louant la grande coopération sécuritaire avec l’Algérie.
Le premier ministre français a de sa part appelé le ministère français des Finances à activer l’achèvement de la reconversion des dettes tunisiennes envers la France en investissements, soulignant l’importance d’en finir avec les formalités avant la fin du mandat du gouvernement de M. Mehdi Jomâa, afin qu’elles soient un cadre approprié et une opportunité au nouveau gouvernement pour lancer des projets de développement.
Lors de la réunion, le chef du gouvernement et le premier ministre français ont également examiné la situation en Libye. M. Mehdi Jomâa a appelé les partis politiques libyens à s’asseoir autour de la table des négociations afin de parvenir à un règlement politique et à traiter en parallèle les foyers du terrorisme dans le pays, en accord avec la communauté internationale et en particulier avec les pays voisins de la Libye, dans le cadre des conventions internationales.