
A la lumière de tout ce qui s’est déroulé depuis la journée d’hier, mercredi 4 décembre 2013, en marge des dernières négociations entre les différentes parties prenantes dans le dossier du choix du futur Chef du gouvernement, il semble que la situation au sein de la classe de l’opposition politique tunisienne est plus que jamais critique.
En effet, les divergences d’opinion, de visions et de lectures sont apparues d’une manière très nette et même au sein du Front du Salut National, puisque certains n’ont pas hésité à s’accuser par médias interposés.
Certains observateurs estiment que Nidaa Tounes et le Front Populaire se sont rapprochés au détriment des autres partis du Front du Salut National. La déclaration du porte-parole de Nidaa Tounes, Ridha Belhaj, qui a jugé que la rencontre entre les principaux piliers du Front du Salut, à savoir Nidaa et le Front Populaire, est suffisante pour prendre des décisions et éditer des communiqués a été perçue comme une offense par certains autres partis et elle est venue confirmer le malaise.
Face à l’évolution de la situation, des sages de ces partis font tout pour que ces divergences n’aboutissent pas à l’éclosion du Front du Salut National, car cela ne peut servir que les intérêts de ceux qui sont au pouvoir.
L’existence d’une opposition forte et unie est un gage pour réussir la transition démocratique car la Tunisie peut basculer dans la dictature si un seul pole politique demeure fort.
S.M.
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