
En effet, au moment de la visite de Commissaire européen Stefan Füle en Tunisie, un écho de presse, diffusé en interne dans les services des Institutions européennes à Bruxelles, aurait indiqué que « le Tunisien Ghazi Mabrouk, considéré comme un fin connaisseur des réseaux institutionnels et des cercles politique et économiques de l’Union européenne depuis vingt ans, serait nommé en qualité de premier Ambassadeur de Tunisie auprès de l’Union européenne. Ceci aurait pour objectif de contribuer à donner une dimension nouvelle aux relations entre les deux partenaires, qui en sont restées aux critères traditionnels, en matière d’aides et de financement ».
Certaines sources proches du Ministère des Affaires Étrangères en Tunisie auraient officieusement confié que la désignation de Ghazi Mabrouk à Bruxelles serait quasiment acquise.
Deux contraintes préalables devaient être levées.La première était d’ordre budgétaire. Le Ministère des A.E. ne disposerait pas du budget nécessaire à la création d’un second poste diplomatique à Bruxelles. La solution serait que Ghazi Mabrouk cumule les fonctions actuelles d’Ambassadeur auprès de la Belgique et du Luxembourg, avec celles auprès de l’Union européenne.
La seconde contrainte était d’ordre politique. La Troïka ayant obtenu de se répartir un quota de postes diplomatiques, la nomination de Ghazi Mabrouk se ferait, dès lors, sur le critère de « personnalité indépendante » et spécialisée. Il est également vrai que, si les considérations de clans et de Partis, pour la répartition de postes diplomatiques au sein de la Troïka, l’emportaient sur le critère de compétence et d’efficacité en faveur de la Tunisie, cela serait mal perçu dans le contexte actuel du climat politique.
Communiqué
Discussion about this post