
Le paysage politique est gagné par les ambitions personnelles dévorantes, le dénigrement, les intimidations, la violence, le harcèlement, l’incompétence, le mensonge et la tromperie. Les uns emportés et trahis par l’euphorie de la victoire se complaisent dans un nombrilisme béat et une suffisance insolente et les autres touchés par la désillusion de la défaite sombrent dans le déni et la négation.
Nous avons rêve d’un débat rationnel dans lequel s’affrontent les partis sur le terrain des idées, des programmes, des visions, des solutions et des remèdes et nous nous retrouvons avec un affrontement violent opposant des politiciens imbus de leurs personnes mélangeant les thèses apocalyptiques et l’arrogance maladive.
L’attitude raisonnable, le sens de la responsabilité et l’intérêt national sont les préalables indispensables et les fondamentaux pour l’exercice et la conquête du pouvoir et les partis se doivent de respecter un peuple qui a confié son destin à des hommes et des femmes supposées le tirer vers le haut , lui trouver les solutions et le conforter dans ses choix.
Il est temps que la classe politique nous abreuve des débats d’idées, de la force de propositions, du comportement correct, d’un gouvernement responsable et d’une opposition constructive.
Indépendamment des divergences et des antagonismes idéologiques, il est nécessaire dans une démocratie naissante que l’opposition adhère à une proposition gouvernementale qui va dans le sens de l’intérêt collectif sans qu’elle soit taxée de compromission ou de faiblesse comme ce fut le cas pour Al Moubadara qui a voté en faveur du gouvernement Laareyedh malgré les réserves et les critiques. Par ces temps de crise, le pays a besoin de toutes ses ressources, de toutes ses compétences, de toutes les bonnes volontés pour mener de vrais débats sur les préoccupations urgentes des Tunisiens, cherté de la vie , inflation, sécurité, violence, et menaces extrémistes.
Jalel JEDDI
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