Les consultations pour la formation du gouvernement ont repris et Habib Essid, après s’être réuni avec le comité constitutif et le groupe parlementaire de Nidaa Tounes, a reçu, tour à tour les dirigeants d’Ennahdha, du Front populaire, d’Afek Tounes, d’Al Moubadra et de l’UPL. Le tout sur fond de divisions.
Le mouvement islamiste, fort de ses 69 députés, tient toujours à sa proposition d’un gouvernement d’union nationale soutenu par une large majorité, alors que le Front populaire reste catégorique et ne se voit pas ensemble avec Ennahdha. D’ailleurs, son porte parole Hamma Hammami a déclaré dans un entretien au journal La Presse, que son Front ne fera pas partie du cabinet Essid. Quant à Slim Riahi et l’UPL, ils tiennent à leurs portes feuilles ministérielles, alors que Yassine Brahim et Afek Tounes exiegent d’en savoir davantage sur la forme du gouvernement et de quelles parties sera-t-il composé. Al Moubadara de Kamel Morjane est plus serein et fait confiance au chef de gouvernement désigné pour trouver « la panacée ».
Le flou continue et Essid n’est pas encore sûr de pourvoir présenter sa deuxième copie dans les tout prochains jours. Même s’il dispose encore d’une semaine avant le premier délai fixé par la constitution, soit au plus tard le 05 février prochain, il n’a pas intérêt à agir dans la précipitation. Il pourra obtenir une prorogation d’un mois supplémentaire pour finir la tâche. D’autant plus que tant que le règlement intérieur de l’Assemblée n’est pas encore adopté, il ne pourra pas présenter son gouvernement au vote de confiance