La distribution des hydrocarbures est à l’arrêt ce jeudi 20 août 2026 dans la zone pétrolière de Radès. Des chauffeurs de camions-citernes ont entamé, depuis ce matin, un mouvement de grève inopiné et bloquent l’accès à la zone, empêchant la poursuite normale des opérations de transport.
Selon les informations recueillies, les transporteurs ont installé un point de blocage à l’entrée de la zone pétrolière, paralysant ainsi la sortie des camions chargés d’approvisionner les stations-service. Ce mouvement fait peser une nouvelle menace sur la régularité de l’approvisionnement en carburant, alors que le secteur demeure particulièrement vulnérable au moindre dysfonctionnement de la chaîne de distribution.
Des revendications professionnelles récurrentes
Cette grève intervient dans un contexte de revendications professionnelles déjà exprimées à plusieurs reprises par les chauffeurs de camions-citernes. Ces derniers réclament notamment une amélioration de leurs conditions de travail ainsi que l’application des accords sectoriels portant sur les majorations salariales.
Le transport des hydrocarbures constitue un maillon stratégique de la chaîne d’approvisionnement. Une interruption, même de courte durée, peut rapidement perturber l’alimentation des stations-service et susciter des craintes quant à d’éventuelles tensions sur le marché.
Le secteur a déjà connu des mouvements similaires au cours des dernières années. Plusieurs préavis de grève avaient notamment fait planer la menace d’une pénurie de carburant. En 2024, une grève de plusieurs jours avait ainsi fortement perturbé le transport des hydrocarbures.
Le spectre des pénuries refait surface
Face à ce type de mouvement, les autorités ont régulièrement tenté d’intervenir pour éviter une paralysie prolongée de la chaîne d’approvisionnement. Le ministère des Affaires sociales est notamment intervenu à plusieurs reprises afin de reporter ou de désamorcer des grèves susceptibles de perturber l’approvisionnement des stations-service.
Le mouvement déclenché ce jeudi à Radès intervient donc dans un contexte particulièrement sensible. Quelques heures d’arrêt pourraient suffire à désorganiser la chaîne de distribution et à provoquer des perturbations dans plusieurs stations-service.
La principale inconnue reste désormais la durée du blocage et la capacité des autorités à parvenir rapidement à un accord avec les transporteurs. Une intervention rapide permettrait d’éviter que le mouvement ne se transforme en une crise d’approvisionnement plus large.
Pour l’heure, les camions restent immobilisés et les opérations de distribution demeurent paralysées au niveau de la zone pétrolière de Radès.

