
La grande majorité des éditorialistes des quotidiens français saluent ce lundi le succès de l’opération Serval au Mali. Selon eux, cette intervention militaire a permis au chef de l’Etat de gagner « aux yeux du monde ses galons de chef de guerre ».
« Une stature nouvelle ». Pour les éditorialistes des grands quotidiens, le succès de l’opération Serval au Mali a permis au président français de gagner « aux yeux du monde ses galons de chef de guerre », comme le juge Dominique Garraud dans La Charente libre. Le chef de l’Etat s’est rendu samedi au Mali.Dans L’Alsace-Le Pays, Francis Laffon estime que la victoire « donne [à François Hollande] une stature nouvelle, diamétralement opposée à l’image de mollesse qui lui collait à la peau. Flanby peut être très ferme et laisser ses ennemis sur le flanc », s’amuse-t-il.
« ‘Papa François Hollande’ est en droit de savourer cette victoire au milieu de foules enthousiastes; aucune visite présidentielle en France ne donnerait lieu à pareilles adulations », indique François Sergent de Libération.
Même Yves Thréard trouve une stature présidentielle à Hollande: « Il a montré qu’il savait être au bon endroit dans les moments cruciaux ». L’éditorialiste du Figaro estime que son « discours solennel aux accents gaulliens » répondait « à ceux qui moquent son manque d’étoffe ». Ce dernier tempère cependant son propos : « Hollande a remporté une bataille, il n’a pas gagné la guerre ».
« François Hollande a fait rentrer les Africains dans l’Histoire »
« Le président ‘normal’, le socialiste qui voulait rompre avec la Françafrique, a réussi l’exploit d’inscrire ses pas dans ceux du général de Gaulle! » écrit de son côté Bruno Dive dans Sud-Ouest.
Pour Hervé Favre de La Voix du Nord, « la liesse des populations libérées de la charia et des fous d’Allah balaie tous les arguments qui plaidaient pour une attitude de prudence si ‘normale’! »
« En son temps, Nicolas Sarkozy avait déploré à Dakar que les Africains soient ‘sortis de l’Histoire’, François Hollande les y a faits rentrer en déclarant à Bamako, samedi, que la France en intervenant au Mali avait ‘payé une dette’ en son égard remontant à la Seconde guerre mondiale », apprécie Jean-Michel Helvig (La République des Pyrénées).
Florence Couret de La Croix tempère quant à elle l’enthousiasme et prévient qu’il faut « commencer à préparer les esprits à la suite, l’issue politique de la crise ». Selon elle, « le plus dur reste à faire ».
LEXPRESS.fr (Avec AFP)
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