
Dans une déclaration à Mosaique fm, Rafik Abdessalem est revenu sur ses propos concernant la guerre au Mali. Après avoir exprimé son refus contre toute intervention militaire au Mali en dehors des forces africaines, le ministre des AE a nuancé ses propos hier mercredi 16 janvier.
Le ministre des Affaires étrangères qui ne maîtrise pas visiblement le dossier malien a dû faire machine arrière, et ce après avoir rencontré François Gouyette, ambassadeur de France en Tunisie. M. Abdessalems a affirmé avoir pris connaissance des raisons de l’intervention française et avoir désormais compris cette opération qu’il juge justifiée.
« Nous avons écouté le point de vue de la France, mais nous savons que l’intervention française a été engagée suite à la demande du pouvoir à Bamako, au Mali. Il y a de réels dangers sécuritaires au Mali qui ne menacent pas seulement ce pays frère, mais également les pays de la région, parmi lesquels la Tunisie. C’est une intervention chirurgicale qui se justifie par les évènements au Mali, notamment l’avancée de groupes armés vers Bamako. On ne peut juger cette action qu’en prenant en compte ces données, même si nous sommes, par principe, en faveur de la souveraineté nationale et contre toute ingérence », a précisé M. Abdessalem.
Ce changement dans le discours du ministre des AE intervient aussi au moment où l’Algérie commence à vivre les premières répercussions de l’intervention française, près de la frontière libyenne et à quelques centaines de kilomètres des frontières tunisiennes. En effet, un groupe d’islamistes armés, se revendiquant d’Al Qaïda, ont pris en otage des dizaines de personnes sur le site gazier d’In Amenas, exploité par le groupe britannique BP.
Selon l’AFP, 41 occidentaux, dont 7 Américains (confirmés par Washington) et 150 travailleurs algériens font partie des otages. L’attaque aurait fait deux morts, dont un britannique, et plusieurs blessés, selon l’agence de presse algérienne APS, information confirmée par le ministre de l’Intérieur algérien.
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