Par Hatem Karoui, écrivain
A travers la riche histoire de la Tunisie le Fdaoui ou conteur populaire a rempli de vastes pans de notre culture. Au moment de sa célébrité et de sa prospérité il remplissait auprès de l’intelligentsia de notre pays un rôle fondamental.
En l’absence des mass média que nous connaissons aujourd’hui (télévision, radio, internet) l’oralité avait un rôle de catharsis et de baume au cœur du Tunisien. Il a d’ailleurs connu son apogée durant le règne de la monarchie husseinite sur la régence de Tunis.
En racontant les sagas des personnages héroïques imaginaires ou réels appartenant au monde arabo-musulman il sortait l’auditeur de la douloureuse réalité imposée par la présence coloniale qui avait sans doute au niveau de la vie courante, tendance à lui causer une grande frustration et à faire répercuter sur son égo les coups de cravache qui lui étaient continuellement assénés.
Mon oncle maternel Béchir Ben M’rad m’avait raconté que durant son enfance il accompagnait son père le cheikh Islam Mohamed Salah Ben M’rad au Nadhour (phare) de Sidi Bou Saïd le dimanche, qui abritait un café réputé ou se rencontraient les notables de Tunis et les cheikhs de la Zeitouna, qui vêtus de leurs habits traditionnels et dans la position du tailleur sur la hsira, étaient toute ouïe à savourer les récits du Fdaoui le plus réputé du moment pendant des heures et des heures. Mon oncle qui était tout jeune (10 ou 12 ans) trouvait rarement une place assise et conservait la station debout entouré par les innombrables clients de la classe populaire qui n’avaient pas la position sociale qui leur aurait permis de s’asseoir. Parfois quand la salle du café se dégageait un peu le cheikh appelait son fils et lui trouvait à côté de lui une place miraculeuse dans laquelle il s’engouffrait avec une grande excitation. La saga de la Jazia Hilalia était particulièrement prisée au niveau de la présence des spectateurs.
En même temps, écouter le Fdaoui entraîne une régression et un retour à l’enfance, une plongée dans le monde du fantastique et du magique…Pour lequel un besoin se fait sentir quand on l’urgencede décompresser et de s’éloigner des durs problèmes de la vraie vie se dégage.
Quand le récit du Fdaoui se terminait, les notables et les cheikhs de la Zitouna aussi bien Hanéfites que Malékites (les Djaït, Chérif, Ennaifar, Ben M’rad, Bayram, Ben Achour, Belkadhi, Lakhoua …) engageaient entre eux en dégustant le thé au pignon ou le café turc, des parties d’Echecs mémorables et impitoyables (le toucher-jouer était de rigueur).
Nous nous proposons dans cet article –au-delà du Fdaoui tunisien- de démonter par une analyse rationnelle et scientifique le mécanisme psychologique de ce phénomène d’écoute des performeurs de cette prestation orale peu connue. D’ailleurs les hommes politiques brillants empruntent fréquemment aujourd’hui à ce registre pour amadouer et hypnotiser leurs électeurs.
Plus particulièrement Hitler jouant sur son charisme a usé de ce stratagème, et l’effet, comme dans un cadre ludique, agit profondément sur la conscience.
La personne qui regarde un tel spectacle ou participe à une telle manifestation se trouve comme dans un état hypnotique. Ainsi selon Rolf Tiedemann (1), pour certaines sociétés régies par des rapports de production capitalistes, dont la société musulmane fait partie (qui a été dépouillée subrepticement de son sens critique), l’histoire serait comparable à l’action inconsciente de l’individu qui rêve : elle serait certes faite par les hommes, mais sans plan ni conscience, pour ainsi dire comme dans un rêve.
Mais dans le cas présent nous ne nous attacherons pas à la perpétuation d’un mythe déjà ancré depuis des siècles dans la population autochtone et qui signifie au fond son enracinement culturel et identitaire mais à décrire le changement de définition d’un mythe.
Le premier cas se différencie totalement du second. A la fin de la représentation et en fonction de l’impact dramaturgique de la narration effectuée, l’acteur (comédien ?) s’attend au plus à une rémunération substantielle en effectuant l’abord du spectateur avec son obole accompagné d’une révérence et d’un mot de remerciements. Mais dans le second cas l’enjeu est beaucoup plus important. Car au fond pour les multinationales peut importe ce que signifie un mythe au départ mais le sens qu’ils lui donnent par l’arrivée des nouveaux colons et c’est par le matraquage de la communication, qu’un nouveau sens est donné à ce mythe. Par ailleurs, que les autochtones continuent de croire au sens de l’ancien mythe ou qu’ils continueront à nier avec insistance le sens de l’ancien mythe ce n’est pas important. Ce qui l’est plus c’est le sens qu’en on donne dans les médias dominés par le nouveau conquérant de l’espace colonisé. Ainsi peut importe aujourd’hui que le quartier de Manhattan ait eu pour sens initial le nom de la communauté indienne des Algonquins. Pour un américain moyen, c’est avant tout le siège de la sacro-sainte bourse de New York !
L’épopée hilalienne sera aussi peut-être un jour contestée en tant que mythe. Elle aura une autre signification. Qui sait ? La Kahéna aura peut-être un autre destin dans un nouveau mythe…
De la mythomanie (2) à la Mythographie (3)
Dans la société du rêve, chaque destin se voit affublé d’un capital mythographique (4). Chacun a son histoire et toutes se valent. Le récit se nourrit de la participation de ses personnages et de leur capacité à faire valoir un itinéraire dans la narration. Le récit maintient les personnages dans une égalité rêvée. La consommation devient aventure, l’acte d’achat – une communion au mythe de la marque. Les problèmes eux-mêmes sont mythologisés, ce qui permet d’éviter d’avoir à regarder en face les phénomènes qui sont critiqués comme participant de la crise du système de production, ou de présenter cette société du rêve qu’est devenu le système de production lui-même sous une forme si dénaturée que la critique favorise finalement une complaisance parasitaire à son égard.
Métasilence
Le storytelling (5) redécouvre le mythe en tant que structure fondamentale permettant à l’homme d’agir sur le monde et de rassembler les éléments nécessaires à la construction de son point de vue, mais à la différence du mythe, il cesse d’être parole. Si le mythe est un métalangage, le storytelling est un métasilence, c’est-à-dire un silence qui nous parle de notre incapacité à formuler des projets véritables, car, en définitive, ce recours systématique aux supposés bienfaits du récit est un leurre, une « stratégie de Schéhérazade » qui vise à gagner du temps (6).
Petite histoire : forme d’oubli du mensonge
L’opacité des grands mythes hérités de l’Histoire se reconstruit dans le plein jour des petites histoires liées à nos croyances ultramodernes. Quand tout devient mythe, du baril de lessive au burger en passant par une galaxie d’objets, de marques et d’egos reboostés au récit de leur illusoire unicité, tout devient alors vérité, le mythe n’étant plus lui-même que la forme d’oubli du mensonge. En reprenant la négation (pour reprendre le fameux négationnisme en sens inverse) de la destruction de Palmyre par Daech dans un mythe, on croira quelques centaines d’années plus tard, que cet endroit n’a été depuis toujours qu’un immense espace de loisir de type « Disneyland ». D’ailleurs faites aujourd’hui un test de connaissance ou de culture générale chez les américains dans quelques années pour leur demander ce que représente pour eux Palmyre. La majorité répondrait peut-être « un type d’hamburger » ou « un palmipède » !
Le pouvoir qui se voit réduit dans son exercice à faire adopter des décisions techniques prises par des instances extra-démocratiques, voire extranationales a donc récemment trouvé dans la pensée narrative un moyen d’administrer ses propres vacances. Dés lors, l’activité pseudo-décisionnelle de l’état sera scénarisée, tout comme la vie de ceux qui ont été élus pour gouverner à l’intérieur de leur propre récit. Il est à cet égard assez significatif que le storytelling ait fait son apparition aux Etats-Unis sous la présidence d’un ancien acteur d’Hollywood (Ronald Reagan), ce fait autorise les gourous du storytelling à nous faire croire qu’ils pouvaient faire élire à la Maison Blanche n’importe quel homme, pourvu qu’il sache raconter des histoires ou les interpréter.
La nation hollywoodienne
Le rêve américain n’est sans doute que l’assemblage des « success stories » d’hommes et de femmes exemplaires, élevés au rang de légendes, dont les noms clignotent comme des enseignes entre deux rangées de gratte-ciels. Ceux-là ont créé leurs propres récits. Ils ont vendu leurs marchandises dans un emballage de rêves grand public. Ils sont devenus des marques ou ont marqué leur temps. Dans un pays où le récit s’est emparé, à tous les niveaux de la vie sociale, de l’imaginaire individuel et collectif, un homme sans histoire a en effet peu de chance de se faire entendre et d’être élu.
Le récit le plus prévalent est celui du « Self made man », celui parmi les émigrants qui a le plus de chances de percer dans cette jungle implacable…Peu importe d’ailleurs que cela soit vrai ou non, peu importe que la grande partie des émigrants se soit cassé les reins et terminé en clochard ou se soit suicidée…L’horizon du récit américain, c’est la nation de tous les possibles, où l’émigré va pouvoir, chapitre après chapitre, vivre et se raconter. Peu importe le destin. C’est le récit qui compte. Un destin qui ne se raconte pas est improductif. Ce qui fonde la légitimité d’un récit, à notre époque, c’est sa valeur d’usage: le récit doit servir un profit, une plus-value de narration qui tend à devenir monnaie.
En dépit de son inscription très marquée dans le temps présent, l’imaginaire du storyteller (l’ancien Fdaoui dans notre culture) n’est pas très éloignée de celui du mage. Sa conception du pouvoir est éminemment magique. Il en va des entreprises et des nations comme des hommes. Après l’Histoire, les états-nations ont compris qu’ils devaient se raconter pour être. Les Etats-Unis, ont inventé en ce qui les concerne, l’état-narration. Devenir américain, c’est entrer dans une légende. Réalise socialement le rêve américain, celui qui le réalise au sens hollywoodien du terme, c’est-à-dire celui qui le met en récit au moyen de sa propre réussite, en dirigeant ainsi le rêve des autres pour parvenir à l’imiter. En quoi Hollywood a un sens primordial dans l’Etat-nation américain.
Ressembler à David Copperfield pour dominer la foule
Historiens, juristes, pédagogues, physiciens, économistes, psychologues…Aujourd’hui, chacun veut mettre en récit sa participation au monde avec l’intention plus ou moins déclarée de constituer ainsi une réalité. Chacun y va de sa petite histoire en espérant augmenter sa propre crédibilité et peu importe si ces récits juxtaposés deviennent un substitut aux faits et aux arguments rationnels (par exemple, Colin Powell en présentant sa fiole à l’AG des Nations Unies a pris toutes ses précautions au préalable pour que sa narration soit plausible, dans le même sens des détails savamment étudiés du film américain « Zéro Dark Thirty » sorti en 2013 sur la capture de Ben Laden au Pakistan). Il y a une prime à l’émotion pour celui qui sait raconter la bonne histoire au bon moment. Bien plus que s’assurer une prise sur le réel, cette gymnastique est présentée dans les manuels de storytelling comme l’une des clefs du pouvoir. Scénariser la réalité selon ses propres désirs, voilà le grand fantasme à une époque où l’avènement du jeu célèbre dans ses fictions nos qualités de personnages, en endormant, sur le plan de la consistance, notre vitalité de citoyens. La « story » n’est aucunement philanthrope. Elle vise à nous convaincre, à orienter, à diriger nos actes. L’émotion qu’elle véhicule ne vise aucune libération. Ainsi notre réalité apparaît comme un champ de bataille où s’affrontent des récits concurrents. Dans ce contexte, l’efficacité d’une « story » se mesure au nombre des personnages qu’elle annexe. Est réelle et mythique l’histoire qui sait émouvoir et soumettre le plus grand nombre de personnages (ou de nations).
Un discours convaincant
Après la grande purge des utopies du siècle précédent, notre société est aujourd’hui prête pour une reconfiguration des croyances. Nombreux sont ceux qui entendent répondre à la prétendue quête de sens de nos contemporains en lançant leurs nouvelles campagnes de rédemption. Les nouveaux récits conduisent les individus « égarés » dans un monde indéchiffrable à s’identifier à des modèles simples tout en se conformant, sur le chemin de la conversion, aux protocoles émouvants imposés par leurs maîtres. L’émotion elle-même devient l’objet d’un management décomplexé.
Le nouveau sujet du capitalisme peut bien afficher son âme, puisque l’on reconnaît de prime abord les souffrances de son « moi émotionnel » Là encore, grande découverte du marketing : les consommateurs sont des êtres sensibles et l’on peut stimuler efficacement leurs émotions par une histoire pour déclencher un acte d’achat ou une adhésion inconditionnelle de leur part (l’attaque barbare des tours jumelles en est une). A cette insistante question de la quête de sens, les storytellers ont trouvé une réponse d’une étonnante modernité : la communion narrative. La société entière est prête à communier au récit, puisque les individus qui la composent ont intégré malgré eux et depuis longtemps les schémas et les usages du marketing jusque dans leur vie intime.
Nous communions au récit de notre propre dissolution dans la trame d’une intrigue qui nous assigne un rôle de figurants en nous faisant croire que nous sommes acteurs. Nous faisons corps avec la machine narrative et la réalité que nous consommons dans les médias n’est qu’un plan ajouté aux histoires qui nous bercent. Nous communions au récit et nous sommes communiés, car nos corps et notre sang alimentent ce récit, sans lesquels la vraie vie ne serait qu’une réalité froide, c’est-à-dire une survie éloignée de la chaleur des projecteurs. Le récit devient anthropophage quand nous devenons incapables de lui opposer nos rêves, et de les assumer sans nous raconter d’histoires. Il y a déréalisation quand les récits se contaminent et se confondent, quand ma vie entre dans la série télévisée et inversement, quand la langue dans laquelle je me raconte n’est plus la mienne, mais celle du récit qui me mange.
Et dans ce sens pourquoi la langue véhiculaire désormais importe peu ? Les feuilletons télévisés américains sont traduits et diffusés dans le monde en plusieurs langues. De même en est-il des films que nous consommons avec l’avantage d’être peu couteux en raison de leur piratage. Mais au fond ils ont déjà été amortis et servent à un autre usage…
Même les droits de conception de l’émission télévisée y passent. Ce qui importe ne sont pas les acteurs mais le modèle de message véhiculé (je pense en particulier au « sandouk » qui fait rêver).
Le négatif du récit
Grande catégorie de la connaissance pour Roland Barthes (7), le récit, dans l’utilisation abusive qu’en fait le storytelling, est aussi une arme d’ignorance massive qui peut autoriser toute incursion dans le réel. La réalité elle-même, écrasée sous un empilement d’histoires, n’est plus directement perceptible (8).
Le récit tel que le conçoit Jorge Luis Borges (9) à l’ère de la littérature, doit être considéré dans son économie propre et contient sa part de réalité. Au sortir du récit borgésien, l’effet de mise en doute de la réalité autorise un dialogue avec les formes environnantes, ce que ne permettent pas les certitudes confortables que nous suggèrent habilement les récits dominants à l’ère du storytelling. La réalité est aujourd’hui vécue comme danger tant qu’elle échappe au scenario qu’on lui destine.
Pierre Macherey (10), dans sa théorie de la production littéraire, explique que « tout récit, dans le temps même où il est formulé, est la révélation d’une reprise contradictoire de lui-même » Libérer la réalité de la pollution des mythes contemporains et des marques auxquelles ils sont assujettis, revient à chercher dans les entreprises narratives du storytelling le négatif du scénario, c’est-à-dire de remonter le cours du récit jusqu’aux mobiles du scénariste, ou plus loin encore, dans ceux du producteur.
Borges, dans son art, ne se contente pas de tracer la ligne d’un récit. Il en marque la possibilité même, presque indépendamment de sa qualité d’auteur, tant et si bien que l’on a pu mettre en doute son existence, mais pas celle de ses récits, lesquels contiennent explicitement leur propre critique, ce que n’autorise jamais le storytelling qui stimule, dans ses enchaînement narratifs, des émotions sensées être utiles.
Echapper aux « expériences tracées » par un récit libérateur
Le seul récit qui mériterait le rang de mythe serait, dans l’idéal, celui qui nous libérerait de nos propres histoires, c’est-à-dire de nos mensonges, des fictions rassurantes qui nous empêchent de vivre véritablement le caractère dérisoire et vain de notre présence au monde. L’autre danger majeur que représentent ces fictions, c’est la simplification abusive qu’elles véhiculent, quand il s’agit d’appréhender l’inquiétante complexité de notre environnement. Que le storytelling soit utilisé par les psychologues pour guérir des traumatismes, cela peut se concevoir ; qu’il prétende constituer une réponse à la crise du sens de nos sociétés, certainement pas. Ce serait oublier que nos sociétés se sont précisément construites sur cette perte de sens et qu’elles procèdent elles-mêmes d’une rupture avec les grands récits du siècle dernier.
Le récit instrumentalisé dans la conquête du pouvoir est de sinistre mémoire et l’argument de la quête du sens a déjà été utilisé par les entreprises les plus insensées dans des temps de crise antérieurs aux nôtres. Que nous fantasmions un monde simplifié « profitera » plus sûrement aux acteurs de la complexité contemporaine qu’à nos petites entreprises désintéressées. Le storytelling ne propose rien de plus qu’un retour à la propagande et à la désinformation, mais avec l’efficacité redoutable de méthodes rodées dans le marketing et le management, à l’appui de ce que Christian Salmon (11) appelle « des expériences tracées », c’est-à-dire des conduites soumises à protocoles d’expérimentation qui nous transforment inévitablement en sujets.
Un rêve manipulé
La société du rêve est paradoxalement privée de ressources pour s’imaginer un avenir ou un présent. Elle rêve le rêve avec une inquiétante constance. C’est une société qui, faisant face à ses propres désillusions, voudrait encore les fuir dans le sommeil… mais le rêve est un texte auquel elle n’a plus accès. Le storytelling est le rêve d’une société qui voudrait encore rêver, mais qui, n’en étant plus capable, se voit contrainte d’entretenir sa propre fiction pour survivre. Le storytelling est le rêve d’une société sans texte, ou plutôt avec un rêve dont le texte a été manipulé et appris par cœur pour être narré. C’est pour cela que nous devrions revenir à nos vieux Fdaouis pour mieux les écouter plutôt que de succomber comme Ulysse aux chants des sirènes du Nouveau Monde mythifié (12).
H.K.
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(1)Philosophe allemand, né en 1932
(2)La mythomanie (du grec μυθος, « fable », et μανια, « folie ») également désignée par le terme de « pseudologia fantastica » ou « mensonge pathologique », désigne chez certains psychiatres comme dans le grand public une propension au mensonge compulsif
(3)Science qui étudie les mythes et les explique. Elle est également définie comme l’histoire et la description des mythes.
(4)Ainsi la conquête de la Tunisie par la reine Didon procède d’un mythe créé par Homère dans son odyssée. La réalité est que les Phéniciens ont réellement investi Carthage en 800 Av . JC au plan historique. Quant à la réalité d’Elyssa ou de Didon c’est une autre histoire. De même en est-il d’Ulysse issu de l’épopée de l’Iliade. Les prophètes antéislamiques consacrés par les religions révélées procèdent du même registre auquel il est ajouté le crédo de la foi religieuse.
(5)Le storytelling ou conte de faits1 ou mise en récit signifie littéralement « action de raconter une histoire » L’expression désigne une méthode utilisée en communication fondée sur une structure narrative du discours qui s’apparente à celle des contes, des récits. Son emploi notamment en communication politique est controversé du fait des usages parfois discutables auxquels se livrent les Conseillers en communication désignés sous le terme de spin doctors.
(6)« Wa sakatat Shéhérazade anil Kalam al moubah » ! lui fait gagner du temps pour ne pas avoir la tête coupée, donc un résultat positif et productif induit par le silence.
(7)(1915- 1980) critique littéraire et sémiologue français,
(8)Cela me rappelle la discussion que j’ai eue avec un expert en intelligence économique. Selon lui pour dérouter le concurrent il ne s’agit pas parfois de lui délivrer des informations au compte-gouttes mais aussi de l’inonder d’informations susceptibles d’entrainer sa noyade.
(9)Ecrivain argentin de prose et de poésie (1899-1986).
(10)Né le 17 février 1938, est un philosophe français, spécialiste de Spinoza et de la pensée littéraire.
(11)Ecrivain et chercheur français contemporain. Collabore à Mediapart
(12)Illustration ; Tableau d’Ingres représentant l’apothéose d’Homère (1827).
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