
Le théâtre municipal de la vile de Tunis a abrité, dimanche 1er décembre 2013, une importance manifestation consacrée à la célébration du centenaire de la pionnière du mouvement Féminin en Tunisie B’Chira Ben Mrad (1913-2013).
Malgré le froid de canard qui a régné sur la capitale, un public très nombreux a répondu à l’appel du collectif, B’Chira Ben Mrad, qui a organisé cette manifestation pour venir suivre son programme riche et varié.
Tout juste après avoir franchi les portes de la « Bonbonnière », les présents ont d’abord eu l’occasion de découvrir une exposition de photos illustrant les différentes étapes de la vie de B’Chira Ben Mrad.
Ils ont par la suite eu l’opportunité d’assister à la signature et à la présentation du nouveau livre de Moncef Ben Mrad. Intitulé « B’Chira Ben Mrad : celle par qui le jour des femmes arriva », ce livre a retracé le parcours de celle qui a fondé la première association féminine en Tunisie en 1936, l’Union des Femmes Musulmanes.
Le spectacle artistique initié par Lassaâd Ben Abdallah et Raouf Ben Amor a varié entre la musique (des passages de jeu sur le piano puisque B’Chira Ben Mrad jouait de cet instrument), le chant présenté par Sonia Mbarak et le théâtre (un passage présenté par Raja Farhat dont lequel le leader suprême Habib Bourguiba a témoigné du rôle joué par B’Chira Ben Mrad dans la libération de la femme tunisienne).
De nombreux intervenants se sont succédé sur scène pour lire quelques extraits d’articles importants rédigés par la militante.
Le public a ainsi découvert que B’Chira Ben Mrad a aussi été journaliste et qu’elle a fondé en 1937 le premier journal féminin tunisien « Tounes el fatat ».
La manifestation qui s’est poursuivie sur un rythme effréné a, par la suite, vu la diffusion d’une partie du film « Fatma 75 » de Selma Baccar qui retrace l’histoire bouleversante de cette militante, qui a terminé ses jours dans des conditions pénibles.
Une partie qui a été censurée à l’époque de Bourguiba qui a bizarrement essayé d’occulter BChira Ben Mrad de l’histoire du mouvement féminin tunisien.
La manifestation s’est clôturée par un débat enrichissant sur le parcours de cette pionnière qui n’a jamais été reconnue à sa juste valeur.
Les nombreuses interventions ont loué le parcours de cette militante dont le nom est lié à la naissance du mouvement féminin en Tunisie. Tous ont été unanimes que ce genre de reconnaissance est nécessaire pour rendre hommage à une pionnière qui n’a jamais été reconnue à sa juste valeur.
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