En une année, l’hôpital numérique tunisien a permis la réalisation de 120 000 examens d’imagerie médicale à distance dans 26 hôpitaux, avec une couverture continue, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Le dispositif ne se limite toutefois pas à la télé-imagerie. Il a également assuré 334 consultations médicales à distance, mobilisant 22 compétences médicales dans sept spécialités et couvrant 17 gouvernorats. Le taux de satisfaction atteint 92 %, tandis que seuls 5 % des cas ont nécessité une hospitalisation.
L’imagerie à distance transforme l’accès à l’expertise médicale
Le chiffre le plus marquant du premier bilan reste celui des 120 000 examens radiologiques interprétés à distance. Réalisés dans 26 établissements hospitaliers, ces examens bénéficient d’une disponibilité permanente du service.
L’enjeu dépasse ainsi la simple numérisation des images médicales. Pour les établissements éloignés des grands pôles hospitaliers, la télé-imagerie permet de solliciter l’avis d’un spécialiste à distance, sans attendre sa présence physique et sans recourir systématiquement au transfert du patient.
Cette dimension territoriale constitue l’un des principaux apports du dispositif. La distance géographique devient moins contraignante lorsqu’il s’agit d’accéder à une expertise médicale spécialisée.
Le bilan du ministère met en évidence plusieurs usages distincts de l’hôpital numérique.
Les 120 000 examens correspondent à l’activité de télé-imagerie. À celle-ci s’ajoutent 334 consultations médicales à distance, assurées par 22 compétences médicales dans sept spécialités et couvrant 17 gouvernorats. Le taux de satisfaction déclaré pour ces consultations s’élève à 92 %.
Le dispositif intègre également des expertises médicales à distance, qui constituent un autre niveau de prise en charge. Les 120 000 examens d’imagerie et les consultations médicales ne doivent donc pas être confondus : ils correspondent à des activités différentes, auxquelles s’ajoute l’expertise spécialisée à distance.
Cette organisation permet au réseau d’aller au-delà du seul diagnostic radiologique et d’élargir progressivement l’accès à des compétences médicales spécialisées dans les régions où celles-ci restent moins disponibles localement.

