ONU Femmes et le Système des Nations Unies en Tunisie, à travers le Groupe thématique sur le genre et le groupe de communication, lancent la campagne annuelle « 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ».
Celle-ci aura comme thème cette année « Il n’y a pas de raison » et se déroulera du 25 novembre au 10 décembre 2026.
Dans la continuité de l’édition 2025, consacrée aux violences facilitées par la technologie, la campagne 2026 élargira le dialogue aux différentes formes de violence, dans les espaces physiques et numériques. Elle mettra l’accent sur les jugements portés par une grande partie de la société, un facteur majeur d’amplification qui de la stigmatisation et d’isolement des survivantes.
La campagne se penchent sur les questions survenant à la suite d’une violence à l’égard des femmes, à savoir « Pourquoi était elle là ? », « Pourquoi était elle habillée ainsi ? », « Pourquoi n’a t elle pas parlé plus tôt ? » ou « Pourquoi n’est elle pas partie ? »,« Pourquoi a-t-elle envoyé cette photo/vidéo intime ? », « Pourquoi a-t-elle accepté l’invitation d’un profil inconnu ? », « Pourquoi est-elle active à des heures tardives sur les réseaux sociaux ? photo/vidéo intime ? », « Pourquoi a-t-elle accepté l’invitation d’un profil inconnu ? ».
Ces interrogation détournent l’attention des violences subies par les femmes et les filles sur les réseaux sociaux. Elles peuvent contribuer à culpabiliser les survivantes plutôt qu’à reconnaître la responsabilité de l’auteur de violences.
Cette campagne a pour objectif d’expliquer que rien ne justifie les violences facilitées par la technologie faites aux femmes et aux filles. L’unique responsable est l’agresseur. Elle a pour but de contribuer à la prévention de ce phénomène.
La campagne s’adressera au grand public, avec une attention particulière aux jeunes et aux utilisateur-ice-s des réseaux sociaux, aux créateur-ice-s de contenu et aux personnes influentes, aux journalistes et professionnel-le-s des médias, ainsi qu’aux familles, aux communautés, aux institutions publiques, aux organisations de la société civile et aux partenaires privés.
Les activités programmées dans le cadre de cette campagne s’articuleront autour de quatre volets complémentaires :
- Campagne numérique « Il n’y a pas de raison » : Diffusion de visuels, de vidéos courtes et de contenus interactifs partant de questions ou de jugements courants pour proposer un changement de perspective.
- Mobilisation des médias et des personnes influentes : Échanges avec les journalistes, sur le traitement responsable des violences, les formulations non culpabilisantes et la diffusion de messages respectueux et fiables.
- Engagement des jeunes et des communautés : Organisation de discussions et d’activités participative.
- Information pratique et mobilisation des partenaires : Diffusion de contenus accessibles sur les droits et les services disponibles, accompagnée d’une mobilisation coordonnée des agences des Nations Unies et des partenaires.
La campagne adoptera une approche positive, non accusatoire, inclusive et centrée sur les droits et la dignité des survivantes. Elle distinguera clairement la responsabilité des auteurs de violences de la capacité de chacun et chacune à adopter des comportements solidaires et responsables.

