
A la crise économique que traverse le pays pour cause d’inflation galopante et de hausse vertigineuse des prix, se conjugue une crise politique qui trouve sa source dans l’inflation non contrôlée des Partis politiques, Associations, Ligues, …
Si certains ne sont pas étrangers au paysage politique et font partie de la mémoire collective tant ils ont imprégnés des générations par leurs combats comme le Parti Destourien qui a combattu la colonisation et balisé les fondements de la république moderne , le MDS devenu Ettakatol qui a défié Bourguiba , le MIT rebaptisé Ennahda né dans les années 80 et dont les membres ont souffert de l’exil et des geôles, le PDP dont personne ne doute de ses convictions et qui a combattu la Dictature pendant les années de braise, la Ligue des Droits de l’Homme qui pendant 40 ans a fait face aux réprimandes et à l’ harcèlement pour défendre toutes les personnalités politiques quelque soit leur appartenance, le Parti communiste qui a résisté malgré l’isolement et la bastonnade , les autres Partis et Associations qui ont vu le jour après le 14 Janvier 2011 sont loin d’avoir cette légitimité historique et leur militantisme s’arrête à lécher les bottes de leur Gourou pour récolter des miettes de pouvoir et quelques pièces d’argent.
L’Histoire est un eternel recommencement et il incombe aux politiques avertis de ne pas avoir la mémoire courte et de se prémunir des erreurs du passé et d’anticiper un scénario de sortie de cette inflation. Une inflation politique,, morale et sociale que nous traversons faite d’opportunisme , de haine et de violence qui est de mauvaise augure et un présage pour l’instauration d’un régime encore plus répressif et sanguinaire.
Sans être nostalgique du régime Dictatorial, force est de constater que les Tunisiens dont leur majorité déplorent la situation actuelle ,la recrudescence de la violence et les nouveaux arrivants opportunistes plus soucieux par l’odeur du sang et de l’argent que de l’intérêt suprême du pays et les manifestations et heurts qui se succèdent dans les 4 coins du pays témoignent de ce dégout face à une classe politique qui se déchire et de ce refus des ces intrus charognards marchant sur les cadavres d’illustres et valeureux Martyrs.
Pour ne pas trahir la Nation et le peuple nos politiques ont l’obligation de s’organiser en majorité gouvernementale plus soucieuse de la gestion du pays et des intérêts du peuple que de son agenda politicien et d’une opposition constructive, crédible et porteuse de projet et ainsi chacun jouera son rôle pour assurer une alternance fluide et pacifique et protégeront de facto cette révolution menacée par des ennemis de l’intérieur et de l’extérieur du pays.
Cette révolution n’a pas besoin de protecteurs et de donneurs de leçon et les forces vives du pays connues historiquement pour leur militantisme et leur vécu sont condamnées à s’entendre pour barrer la route à ces intrus charognards qui polluent l’atmosphère et menacent la paix civile , baliser les fondements d’une nouvelle république démocratique et harmonieuse et emmener la Tunisie vers des lendemains meilleurs .
L’avenir de la Tunisie et des générations futures est entre les mains de ces politiques condamnés à s’entendre ,à trouver un consensus et à assimiler les exigences de cette période cruciale pour répondre aux revendications du peuple qui tiennent plus des conditions de vie que des considérations identitaires et idéologiques.
Jalel Jeddi
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