INM : Mars relativement humide, avec des précipitations globalement excédentaires

 INM : Mars relativement humide, avec des précipitations globalement excédentaires

 

Le mois de mars 2026 a été relativement humide, associé à des conditions thermiques modérées, caractérisées par un contraste entre des journées légèrement plus fraîches que la normale et des nuits plus douces, indique l’Institut national de la météorologie dans son bulletin climatique mensuel.

L’analyse des températures maximales, minimales et moyennes par rapport aux normales met en évidence des écarts globalement faibles à modérés, avec une tendance contrastée entre les températures diurnes et nocturnes. Les températures maximales se caractérisent par une diminution généralisée par rapport aux normales, tandis que les températures minimales affichent une augmentation sur la majorité des stations.

Par conséquent les températures moyennes restent proches des normales. À l’échelle des stations, les écarts sont faibles, alternant entre légères augmentations et diminutions. Les précipitations enregistrées présentent un caractère globalement excédentaire à l’échelle nationale, avec des rapports à la normale atteignant 120,1 % au Nord, 124,3 % au Centre et 116,5 % au Sud.

Cette situation s’accompagne toutefois d’une variabilité spatiale notable, certaines stations enregistrant des cumuls largement supérieurs aux normales, tandis que d’autres présentent des valeurs proches ou légèrement inférieures. À l’échelle nationale, le cumul total des précipitations était de 1114.7 mm, contre une normale de 925.5 mm, soit 120.4 % de la normale climatologique (1991-2020).

Au niveau de la région Nord, le cumul enregistré était de 666,5 mm contre une normale de 555 mm, soit un rapport de 120,1 %. Cette situation traduit un excédent pluviométrique modéré (20.1 % de plus). La majorité des stations présentent des valeurs supérieures à la normale, avec des excédents particulièrement marqués à Kélibia, Nabeul, Tunis et Le Kef. Toutefois, quelques stations, notamment Bizerte et Béja, enregistrent des cumuls légèrement inférieurs aux normales.

Dans la région Centre, le cumul total s’élève à 263,4 mm pour une normale de 211,9 mm, correspondant à 124,3 % de la normale. Cette région se caractérise par un excédent plus prononcé, avec plusieurs stations affichant des rapports élevés, notamment Kasserine, Mahdia, Thala et Sidi Bouzid. En revanche, des déficits notables sont observés à Kairouan et Monastir.

Concernant la région Sud, le cumul global était de 184,8 mm contre une normale de 158,6 mm, soit 116,5 % de la normale. Malgré cet excédent, la répartition spatiale des précipitations reste contrastée. Certaines stations présentent des excédents importants, à l’instar de Remada, Gafsa et Tataouine, tandis que d’autres, comme Gabès, Kébili et Tozeur, enregistrent des cumuls inférieurs aux normales.

Dans l’ensemble, la répartition des précipitations met en évidence une situation excédentaire généralisée, accompagnée d’une variabilité spatiale notable entre les différentes stations.

S’agissant des températures, l’INM précise que la moyenne nationale des 26 stations principales, a atteint 14.3°c, inférieure à la moyenne de référence (14.5°c) de -0.2°c Quant aux températures minimales, elles ont varié de 4.8°c à Thala et 13.6°c à Jerba. La température minimale moyenne nationale durant ce mois, était de 10°c. Elle est ainsi supérieure à la moyenne de référence (9.1°c) de +0.9°c.

Pour les vents, les vitesses maximales les plus élevées sont observées à Kasserine (108 km/h) et Thala (100,8 km/h). Elles sont suivies par Tabarka et Jerba (93,6 km/h) ainsi que Monastir et Mahdia (90 km/h). En termes de fréquence des vents forts, la station de Thala enregistre le maximum avec 11 jours, suivie de Tabarka, Bizerte, Kairouan et Kasserine (7 jours), Tunis, Zaghouan et Gafsa (6 jours) ainsi qu’à Kélibia, Monastir et Mahdia (5 jours).

Les vents ont été relativement modérés à Jendouba, Le Kef, Matmata et Médenine (2 jours), avec des vitesses maximales généralement comprises entre 54 et 72 km/h selon les stations. Dans l’ensemble, les vents les plus forts en termes d’intensité ont été enregistrés au niveau des stations de l’intérieur et dans certaines zones côtières du Nord par rapport aux régions du Sud.

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