L’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie mobilise plus de 1,35 milliard d’euros de financements. Le projet ELMED avance avec le suivi de la ligne de transport électrique de 400 kilovolts. Cette ligne relie les stations de Grombalia 2 et de Mornaguia. Une séance de travail organisée au siège du gouvernorat de Zaghouan a permis d’examiner l’état d’avancement du chantier. Elle a ainsi mis l’accent sur le plan d’action de réinstallation (PAR).
Les crédits alloués au projet de liaison électrique tuniso-italienne dépassent 1 355,7 millions d’euros. Ce financement repose sur des dons de l’Union européenne, des prêts et des contributions en autofinancement des parties tunisienne et italienne.
Le projet comprend une ligne électrique double de 49 kilomètres qui traverse quatre gouvernorats. À Zaghouan, le tracé s’étend sur environ 4 kilomètres.
La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) supervise la réalisation de cette ligne sur le territoire tunisien.
Le projet ELMED pour renforcer les échanges énergétiques
L’interconnexion électrique ELMED vise à renforcer les liens entre les réseaux électriques tunisien et européen. Elle doit également développer les échanges énergétiques et améliorer la capacité du réseau national à répondre à la demande, notamment pendant les pics de consommation.
La réunion de travail a porté sur les différentes composantes du projet, ses objectifs et l’état d’avancement du PAR.
Les participants ont notamment examiné la méthodologie adoptée, les prochaines étapes, le calendrier prévisionnel ainsi que les cadres institutionnel et juridique du chantier. Ils ont également abordé les normes environnementales et sociales retenues pour la réalisation du projet.
Zaghouan : le suivi des répercussions sociales au cœur des discussions
Le gouverneur de Zaghouan, Karim Brengi, a appelé à renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes afin de faire avancer les travaux sur le tronçon traversant le gouvernorat.
Il a également insisté sur la nécessité de faciliter les enquêtes sociales auprès des agriculteurs propriétaires ou exploitants des terres concernées, ainsi que des personnes susceptibles d’être affectées par le projet.
Cette démarche doit permettre d’identifier les répercussions sociales de l’interconnexion électrique et de préserver les intérêts des personnes concernées durant les phases de réalisation et d’exploitation.

