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Israël sur la liste noire de l’ONU pour violences sexuelles en temps de conflit

4 juin 2026
in Chroniques
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Israël sur la liste noire de l’ONU pour violences sexuelles en temps de conflit
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Par Abdessatar Klai

Se fondant sur les investigations du haut-commissaire aux droits de l’homme et des observateurs des droits de l’homme, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a placé l’Etat hébreu sur la « liste noire » des parties suspectées ou responsables de violences sexuelles commises lors de conflits armés.

Le viol est profondément ancré dans la mentalité de l’armée d’occupation israélienne. C’est un fait indéniable, sauf dans l’esprit de cette entité et de ceux qui lui fournissent prétextes et impunité pour commettre de nouvelles atrocités.

Nous sommes confrontés à une entité barbare, sauvage et terroriste dont les doctrines reposent sur l’occupation, le racisme, l’apartheid et le génocide. Cette entité est insatiable dans sa soif de sang ; en effet, il n’est peut-être pas exagéré de dire qu’elle se délecte de la douleur et de la souffrance de ses victimes. Ses dirigeants savent que sa survie et sa perpétuation sont liées à la perpétration de massacres, à l’assassinat de personnes et à l’effusion de sang. Il suffit de considérer ce qui se passe à Gaza, où Netanyahu a déclaré sans ambages avoir ordonné à son armée de s’emparer de 70 % du territoire, ce qui se passe en Cisjordanie avec les accaparements de terres, et ce qui se passe au Liban avec les destructions complètes de dizaines de villages, de déplacements de population et de massacres de civils, pour comprendre la nature cachée de cette entité d’occupation terroriste.

Quant à l’Iran, c’est une toute autre affaire, un autre chapitre de chantage et de marchandage, comme si le président américain le sioniste notoire tentait d’apaiser son allié Netanyahou en lui donnant carte blanche pour semer le chaos à Gaza et au Liban en échange de la recherche d’une solution. Une solution avec l’Iran qui ferait des accords d’Abraham une condition sine qua non à tout futur accord entre Washington et Téhéran… ce qui revient à ouvrir la voie à Netanyahou pour poursuivre ses projets sanglants dans la région et à lui garantir une impunité totale, tant au niveau national qu’international.

Les témoignages de prisonniers palestiniens, hommes et femmes, dont le courage, la résilience et la détermination à dénoncer la véritable nature de l’armée israélienne doivent être salués, confirment sans doute cette analyse. Malgré le silence de nombreuses victimes et leur manque de courage, pour diverses raisons – principalement psychologiques, liées au respect de leur propre humanité, mais aussi sociales et familiales –, face à la révélation de ces pratiques criminelles commises par une armée qui se prétend irréprochable et se retranche derrière une rhétorique de « mains propres », les événements et les faits dévoilent le vrai visage de cette armée terroriste. Cette dernière n’hésite pas à violer l’intégrité physique des prisonniers, hommes et femmes, afin de les humilier, de les pousser au mépris de soi et de les désespérer.

Israël inscrit sur la « liste noire » de l’Onu sur les violences sexuelles lors des conflits

Le rapport publié il y a quelques heures seulement par le Secrétaire général de l’ONU sur les violations sexuelles commises par l’armée israélienne contre les prisonniers, hommes, femmes et enfants, renforce la conviction que sa publication tardive, dans les derniers mois du mandat de M. Guterres, est préférable à une absence totale de publication. Ces crimes sont largement connus et ont été fréquemment évoqués par les médias et les organisations de défense des droits humains. Ce rapport constitue donc un document officiel supplémentaire de condamnation de l’armée d’occupation, qui n’a épargné aucun crime et est devenue une rivale des nazis par ses violations qui ont ému le monde et contraint ses dirigeants, après la Seconde Guerre mondiale, à promettre de ne plus jamais voir se répéter les crimes nazis. Le monde d’aujourd’hui, qui s’enfonce dans une barbarie toujours plus grande, et face à l’effondrement du système international et au déclin des valeurs universelles communes, a choisi de tourner le dos aux crimes de guerre commis par l’armée d’occupation israélienne et de renier ses engagements pris pour protéger les générations futures, la sécurité et la paix dans le monde, le droit des peuples à la liberté et à la dignité, mais aussi pour lutter et résister par tous les moyens possibles contre toute occupation étrangère.

Oui, ce rapport est choquant et contient des détails horrifiants documentant les abus sexuels commis par les forces de sécurité et les agences israéliennes contre des prisonniers palestiniens, hommes, femmes et même enfants, originaires de la bande de Gaza et de la Cisjordanie occupée. Des sources confirment que ces violations incluent des cas de viol et de viol collectif, ainsi que des pratiques violentes ciblant les parties génitales des détenus, témoignant d’une politique d’intimidation délibérée en prison.

Cependant, ce rapport ne doit et ne peut pas clore le débat, ni se limiter à un simple titre sensationnaliste, venant s’ajouter aux précédents rapports internationaux sur les crimes de guerre de l’armée israélienne. Force est de constater que sans l’absence de dissuasion et de responsabilité pendant des décennies, cette entité terroriste n’aurait pas pu poursuivre ses pratiques, qui ont franchi toutes les lignes rouges jusqu’au génocide et aux viols de masse.

La réaction frénétique d’Israël dans les habits de la victime

La réaction frénétique d’Israël face à ce rapport et à l’intervention du Secrétaire général de l’ONU reflète sans aucun doute l’état d’hystérie qui règne au sein du pays. Si le gouvernement terroriste de Netanyahou avait pu empêcher la publication d’un tel rapport, il l’aurait fait. Il est vrai que nous n’en sommes pas encore au stade de la mise en cause de cette entité, et il est vrai que l’attaque lâche perpétrée par le criminel de guerre Ben Gvir contre les militants captifs de la Flottille de la Paix, sous les yeux du monde entier, ainsi que l’attaque précédente contre le militant palestinien Marwan Barghouti dans sa cellule, ne sont pas sans rappeler cette réalité.

L’attitude des membres de la Knesset, qui se sont empressés de cautionner l’exécution de prisonniers palestiniens, révèle l’immoralité, le racisme et le sionisme de l’armée d’occupation et confirme que la mentalité consistant à profaner les corps et à bafouer le caractère sacré des prisonniers, hommes et femmes, y compris les enfants, est une doctrine profondément ancrée au sein de l’entité sioniste et de ses dirigeants politiques et militaires.

A quand les sanctions et la fin de ces crimes?

En résumé, l’inscription officielle des forces israéliennes sur la liste noire de l’ONU recensant les pays et entités impliqués dans des violences sexuelles en zones de conflit constitue une étape importante, bien que tardive.

En effet, l’ONU n’aurait pas inclus l’entité occupante dans ce rapport en l’absence de preuves suffisantes documentant et condamnant ses agissements. Par ailleurs, le rejet par la justice israélienne des accusations portées contre les soldats impliqués dans des agressions brutales au sein du tristement célèbre camp de Sde Teiman signifie tout simplement que nous avons affaire à une entité qui justifie les crimes de l’agresseur et lui accorde l’immunité et l’impunité.

Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est lever tous les obstacles et toutes les restrictions, pénétrer dans les prisons sionistes où sont détenus des dizaines de milliers de prisonniers, hommes, femmes et enfants, et mettre fin aux souffrances qui ne peuvent plus durer. Sinon, la situation restera la même qu’aujourd’hui à Gaza, où le sang coule encore sous nos yeux malgré le prétendu cessez-le-feu annoncé par le voyou Trump, en Cisjordanie, où des colons, sous la protection de l’armée sioniste, mènent une campagne sans fin de viols, de démolitions, de destructions et de déplacements de population, et au Liban, où la machine militaire israélienne poursuit indéfiniment sa campagne de terreur frénétique.

Il est temps de cesser cette hypocrisie des dirigeants occidentaux grands promoteurs de droit international, des droits de l’Homme et de la liberté et mettre fin à ces crimes contre l’humanité de cette entité fasciste et nazi.

A.K

Tags: Abdessatar KlaiisraelIsraël sur la liste noire de l’ONU pour violences sexuelles en temps de conflitONU
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