
Le groupe « JAL » qui gère des unités de production à Menzel Jemil, à la zone industrielle et à la zone franche de Menzel Bourguiba, avec près de 4000 ouvriers et fonctionnaires, est confronté à un grand dilemme depuis quelque temps suite aux nombreuses revendications syndicales.
Dans un communiqué publié, vendredi, le groupe précise que l’unité de production de Menzel Bourguiba ( zone industrielle) fait face à un blocage en dépit des négociations entamées avec les parties syndicales en présence des autorités pour la restructuration de ses unités de production.
« Le blocage du site de production du groupe vient après une série de débrayages illégaux dont les auteurs sont une minorité qui ne représente en rien les 4000 salariés du groupe », souligne le communiqué du groupe. Et d’ajouter que « cette situation met le groupe dans une position très délicate après une perte conséquente de son chiffre d’affaire qui a influencé sa situation financière».
Malgré les appels de la société la situation est bizarrement resté bloqué puisque les saboteurs n’ont rien voulu entendre. Ce qui a poussé la direction à diffuser le mercredi 8 mai un autre communiqué dans lequel elle annonce purement et simplement son intention de fermer le site et de suspendre ses activités en Tunisie.
Le communiqué a précisé dans ce sens : « Malgré les efforts déployés par JAL Group et la disposition des autorités pour régler les problèmes par la voie de la conciliation et de la négociation.
Malgré la décision du Gouverneur de Bizerte en date du 4 mai 2013 de faire appliquer la loi et de mettre fin au blocage du site Jalpos.
Une minorité d’ouvriers intransigeante et irresponsable continue le blocage du site en ne reconnaissant ni la légalité ni la représentativité des structures syndicales.
Devant cet état de fait, JAL Group dénonce la non-application des accords pourtant signés entre toutes les parties ainsi que l’hésitation des autorités à appliquer la loi.
En conséquence de quoi, JAL Group informe que le processus de suspension de ses activités en Tunisie a été décidé par les investisseurs de ce groupe, venus aujourd’hui à la réunion de la dernière chance.
JAL Group regrette les conséquences de cette décision sur les 4000 emplois mais dégage sa responsabilité sur cet état de fait. »
Face à ce risque qui peut détruire la vie de milliers d’employés, ainsi que de leur famille, il est plus que jamais impératif que les autorités interviennent avec force et intransigeance pour mettre un terme à cette situation.
Car on ne peut se permettre de jouer avec l’avenir de milliers de familles tunisiennes, à cause de certains irresponsables quelque soit la nature de leur revendication.
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