Malgré les excuses présentées par le ministère tunisien des AE, l’élu socialiste Jamel Gharbi compte maintenir sa plainte. M. Gharbi a été agressé le 16 août dernier à Bizerte, par des salafistes, en raison des tenues d’été de sa femme et de sa fille.
M. Gharbi a été contacté par le ministère tunisien des Affaires étrangères, qui lui a présenté ses excuses en affirmant que la Tunisie mettait tout en œuvre pour combattre ce « fléau ». Suite à une longue conversation téléphonique, Touhami Abdouli, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, « a reformulé au nom du gouvernement tunisien la détermination à traiter ce fléau à travers les voies juridiques et à l’éradiquer de la société tunisienne connue pour son attachement à la tolérance ». Par ailleurs, la présidence tunisienne a dénoncé « avec fermeté l’agression de Jamel Gharbi (…) et de sa famille par quelques extrémistes »
En réaction aux excuses, l’élu socialiste a déclaré sur RTL « J’accepte les excuses mais ce n’est pas ma demande. Ces gens, ces salafistes, doivent être recherchés et condamnés et qu’ils passent en justice, que le gouvernement tunisien reconnaisse l’agissement de ces salafistes ». Et d’ajouter : « Les excuses ne me satisfont pas. Ce n’est pas un épiphénomène. J’espère qu’il y aura une enquête. Je ne baisserai pas les bras tant qu’on n’a pas retrouvé les coupables et tant qu’ils n’auront pas été condamnés ». « Je vous assure que je suis formel. Le préjudice est vraiment moral. Il ne faut pas que ces gens restent impunis parce qu’ils continueront à agir », conclut-il.
Quant à l’état d’avancement de l’enquête, aucune information officielle ne filtre pour l’instant.
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