
L’information relayée par certains dirigeants stadistes concernant l’éventuelle rencontre du président de ce club, Anouar Haddad, avec le Chef du gouvernement, Mehdi Jomâa, a provoqué un tollé de réactions du côté des clubs concernés par la relégation cette saison.
N’ayant pas encore digéré la présence de quatre ministres du gouvernement Jomâa, dans une réunion de la famille stadiste organisée pour unir les enfants de ce club autour de son plan de sauvetage, les dirigeants et supporters des autres clubs menacés par la relégation ont estimé que ce genre de comportement des politiques risque de se répercuter sur l’issue du championnat national de football.
Selon les protestataires, cette éventuelle rencontre entre le Chef du gouvernement et le Président Stadiste ne fera qu’augmenter le doute et les suspicions sur la neutralité du gouvernement.
Le président du club monastirien, Ahmed Belli, n’a d’ailleurs pas manqué de clamer haut et fort, son mécontentement face à ce genre de comportement de la part de l’autorité officielle du pays considérant qu’il risque d’influencer l’issue du championnat.
Belli a souhaité, dans une déclaration au journal Moussawar, que les hommes politiques demeurent loin du sport pour éviter toute suspicion.
Il est vrai que Mehdi Jomâa et ses ministres sont libres de supporter le Stade Tunisien ou n’importe quelle équipe, néanmoins il serait souhaitable qu’ils évitent d’afficher leurs appartenances pour un club particulier, afin d’éviter toutes les tensions et le courroux des mauvaises langues.
Car tous les clubs menacés, tels que ceux de Béja, de Monastir, de Grombalia, de Tozeur ou de Kairouan peuvent se sentir lésés par ce genre de soutien de la part des politiques à un club bien déterminé qui lutte avec eux pour la relégation.
Slim Mâatoug
Discussion about this post