Le président de l’Ordre des médecins vétérinaires de Tunisie, Ahmed Rejeb, a indiqué qu’un enfant de onze ans est décédé à Kairouan à la suite de morsures par un chien atteint de la rage.
S’exprimant le 14 mai 2026 sur d’Express FM, Ahmed Rejeb a insisté sur l’importance de la lutte contre la rage. Il a abordé la question des mesures à prendre afin de prévenir des situations similaires.
« La responsabilité est collective. Il faut lutter contre les maladies transmissibles de l’animal vers l’homme, y compris la rage. La pollution et le jet d’ordures augmentent le nombre d’animaux errants tels que les chats et les chiens. La rage peut être contractée par tous les mammifères . Il peut s’agir d’un chat, d’un cheval, d’une vache ou même d’un chameau », a-t-il déclaré.
Le doyen des vétérinaires a confirmé l’identification de plus de 100 animaux atteints de la rage depuis le début de l’année. Il a, également, appelé les citoyens à vacciner leurs animaux et le ministère de la Santé à multiplier les efforts de lutte contre ce fléau.
« Cette maladie est une réalité. Nous devons nous unir pour y faire face. En 2024, dix personnes ont succombé à la rage ; en 2025, le chiffre est de seulement deux personnes. Il n’y a pas de traitement contre la rage : l’apparition des symptômes signifie automatiquement la mort. La solution réside dans la prévention », a ajouté Ahmed Rejeb.
Le président de l’ordre a évoqué l’exemple du Mexique, où les autorités ont éradiqué la maladie non pas chez l’humain, mais chez les animaux. Il a mis l’accent sur l’importance de la vaccination animale. Celle-ci ne coûterait, selon lui, que 500 000 à 600 000 dinars. En revanche, le traitement des personnes mordues a coûté près de 5 millions de dinars en 2024 et près de 27 millions de dinars en 2025.
Pour rappel, l’enfant a été mordu au début du mois d’avril par un chien atteint de la rage. Par la suite, son état de santé s’est dégradé durant la semaine dernière. Il est décédé le 10 mai à l’Hôpital universitaire Ibn Eljazzar de Kairouan.
S.G

