
La capacité de production en gaz de la Tunisie a augmenté de 2,5% au début de l’année 2014. Cette augmentation est le fruit de l’entrée en exploitation du champ « Chergui» relevant de la société Petrofac et situé sur l’île de Kerkennah.
Or il était prévu que cette année, la production de notre pays en gaz augmente encore de 2,5% au début du mois d’avril. Selon les prévisions, l’entrée en exploitation au début du 2ème trimestre de l’année du puits « Chargui 8 » permettrait à Petrofac d’atteindre de 1.2 million de m3 jour.
La part de Petrofac dans la production nationale passera ainsi de 10 à 12,5% et la Tunisie pourra produire 57,5% de ses besoins en gaz au lieu 55%. Elle pourra diminuer ses importations de l’Algérie qui sont de l’ordre de 45% de 2,5%.
Néanmoins, quand on s’est renseigné à quelques jours de la date prévue de l’entrée en exploitation de « Chergui 8 », de l’avancement du projet, il s’est avéré que cette date ne sera pas honorée.
Pire encore, le projet est bloqué à cause des revendications sociales de certains ouvriers de la région qui veulent coûte que coûte travailler dans le chantier.En effet, pour satisfaire le maximum de demande de travail, il a convenu qu’un groupe d’ouvriers travaille dans le premier chantier « Chergui 6 », alors qu’un autre assurera les travaux de « Chergui 8 ».
Sauf que cet accord n’a pas été respecté, puisque ceux qui ont travaillé dans le premier chantier veulent continuer à travailler dans le deuxième. Résultat des courses : de grands différends entre les protagonistes, une grosse tension sociale dirigée par certains opportunistes. Ce qui a fait que les travaux pour creuser et installer le pipeline qui permettrait le transfert du gaz du champ à l’usine sont bloqués à cause des sit-in sauvages et du banditisme.
Ainsi donc, un projet de pareil intérêt national est bloqué par la faute de certains opportunistes et ceci en l’absence totale de l’autorité de l’Etat.
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